Principaux renseignements
- La Première ministre Giorgia Meloni réaffirme son engagement à diriger le gouvernement italien pendant toute la durée de son mandat de cinq ans, malgré le récent revers essuyé lors du référendum sur la réforme judiciaire.
- Afin d’atténuer l’impact du conflit au Moyen-Orient sur les marchés de l’énergie, Meloni prolonge les réductions de la taxe sur les carburants et plaide en faveur d’une réponse unifiée de l’Union européenne.
- Meloni fait passer l’intérêt national avant la loyauté envers son parti en initiant des changements à la tête d’entreprises publiques clés, à la suite de la démission de trois responsables gouvernementaux après le référendum.
La Première ministre italienne Giorgia Meloni s’est adressée aux parlementaires à Rome, affirmant son engagement à gouverner pendant toute la durée du mandat de cinq ans malgré un récent revers lors d’un référendum national sur la réforme judiciaire.
Rester ferme
Meloni a souligné que son gouvernement avait l’intention de tenir sa promesse de diriger l’Italie pendant cinq ans et qu’il était prêt à relever tous les défis jusqu’à la fin de son mandat. Cette déclaration fait suite à une défaite significative lors d’un référendum visant à réformer le système judiciaire du pays, où les Italiens se sont rendus aux urnes en nombre record pour s’opposer aux changements proposés.
Répondant aux inquiétudes concernant le conflit en cours au Moyen-Orient, Mme Meloni a mis en avant les efforts de l’Italie, aux côtés d’alliés tels que le Royaume-Uni, pour rouvrir le détroit d’Ormuz. Afin d’atténuer l’impact de la guerre sur les marchés de l’énergie, Mme Meloni a annoncé une prolongation des réductions de la taxe sur les carburants jusqu’en mai et s’est déclarée disposée à mettre en œuvre des mesures supplémentaires si nécessaire. Elle a également plaidé en faveur d’une réponse unifiée de l’Union européenne, similaire à celle adoptée pendant la pandémie de Covid-19, pouvant inclure un assouplissement des règles en matière de déficit.
Préserver l’unité occidentale
Meloni a défendu la décision de l’Italie de refuser aux États-Unis l’utilisation d’une base en Sicile pour des opérations de combat contre l’Iran, affirmant que le pays respectait les traités existants concernant l’utilisation des bases.
Tout en reconnaissant les tensions que cet événement a fait peser sur les relations entre l’UE et les États-Unis, Meloni a souligné l’importance de préserver l’unité occidentale.
Naviguer dans la tourmente politique
À la suite du référendum, trois responsables gouvernementaux ont démissionné, et Meloni a initié des changements à la tête d’entreprises clés soutenues par l’État, telles que Leonardo SpA, en faisant passer l’intérêt national avant la loyauté envers le parti. Cependant, les perspectives économiques de l’Italie restent difficiles, la Banque d’Italie ayant revu ses prévisions de croissance à la baisse et le pays ayant dépassé les limites de déficit fixées par l’Union européenne.
Les derniers sondages indiquent une légère baisse du soutien au parti Frères d’Italie de Meloni depuis le référendum, tandis que le Parti démocrate, dans l’opposition, a enregistré une légère hausse. Des élections législatives sont prévues pour la fin de l’année prochaine, ce qui ajoute une couche supplémentaire de complexité au paysage politique de Meloni. (fc)
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