Principaux renseignements
- Le président philippin Ferdinand Marcos Jr. est ouvert à la reprise des négociations avec la Chine concernant un projet pétrolier et gazier conjoint en mer de Chine méridionale, zone de litige.
- Le climat géopolitique actuel, notamment le conflit au Moyen-Orient et la crise énergétique mondiale, pourrait créer des conditions favorables à la collaboration.
- Marcos insiste sur la nécessité de séparer les différends territoriaux des relations commerciales tout en recherchant des sources d’énergie alternatives pour les Philippines.
Le président philippin Ferdinand Marcos Jr. souhaite relancer les discussions avec la Chine sur les projets gaziers et pétroliers en mer de Chine méridionale, rapporte Bloomberg. Il estime que l’instabilité au Moyen-Orient pourrait accélérer ce processus. Bien que des différends territoriaux aient freiné les accords de 2023 avec le président Xi Jinping, Marcos voit désormais de nouvelles opportunités. Selon lui, la situation géopolitique actuelle peut justement mener à un accord avantageux pour les deux pays.
Désescalade possible après les tensions précédentes
Les propos de Marcos montrent une volonté de calmer le jeu avec la Chine. Les tensions étaient fortes depuis son arrivée au pouvoir en 2022, car son gouvernement a renforcé l’alliance militaire avec les États-Unis. Cette alliance sert à protéger les zones maritimes des Philippines, mais elle a provoqué des heurts violents. En effet, des navires chinois ont utilisé des canons à eau contre des bateaux philippins par le passé.
Le nombre d’incidents diminue depuis quelques mois car les relations économiques s’améliorent. La crise mondiale de l’énergie pousse aussi les Philippines à chercher de nouvelles solutions. Une exploitation commune des ressources avec la Chine devient donc une option intéressante. Le pays doit agir vite, car il a dû importer du gaz pour la 1re fois en 2023 à cause de la baisse de production de son principal gisement.
Négociations précédentes sur les droits d’exploration
La société philippine PXP Energy Corp. détient des droits pour explorer les ressources en mer de Chine méridionale. Elle a tenté de s’associer avec l’entreprise chinoise CNOOC, mais les discussions stagnent depuis plus de dix ans. En effet, la Chine bloque systématiquement toute tentative de recherche dans cette zone contestée. Malgré ce blocage historique, le président Marcos cherche désormais un terrain d’entente pour relancer l’exploration gazière et pétrolière. Il considère que l’urgence énergétique actuelle impose de dépasser ces anciens différends pour garantir l’avenir du pays.
Le président Marcos Jr. mise sur une séparation stricte entre les querelles territoriales et les relations commerciales. Il a ainsi révélé que des négociations sont en cours avec Pékin pour l’achat de carburant et d’engrais. La Chine a d’ailleurs déjà soutenu les Philippines avec des fournitures agricoles ces derniers mois. Par ailleurs, Manille étudie la possibilité de s’approvisionner en pétrole brut auprès de la Russie pour diversifier ses sources. Concernant les tensions mondiales impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, Marcos prône la paix et place la sécurité nationale au 1re plan.
Alliance militaire avec les États-Unis
Sous le président Marcos, les Philippines ont renforcé leur alliance militaire avec les États-Unis. Ce partenariat permet aux Américains d’accéder à davantage de bases philippines en plus d’y installer des systèmes de missiles. Pourtant, Marcos constate que les activités militaires américaines dans son pays ne diminuent pas. Même avec le conflit actuel en Iran, la présence des États-Unis reste très importante sur le territoire philippin. (fc)
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