Principaux renseignements
- Le président français Emmanuel Macron prône une intégration plus poussée de l’UE grâce à l’émission d’une dette commune pour financer des investissements cruciaux.
- Il propose des mesures ciblées pour protéger les industries européennes clés contre la concurrence étrangère déloyale.
- L’émission d’euro-obligations pourrait positionner l’euro comme une alternative viable au dollar américain sur les marchés mondiaux.
Macron a proposé une initiative audacieuse pour l’Union européenne : émettre des titres de créance communs afin de financer des investissements cruciaux et de renforcer la position de l’Europe dans l’économie mondiale. Cette proposition intervient avant un sommet au cours duquel les dirigeants de l’UE discuteront des moyens d’améliorer la compétitivité du bloc.
Intégration plus poussée et nouveaux partenariats
Macron estime qu’une intégration plus poussée est essentielle, suggérant l’achèvement de l’union des marchés des capitaux et la connexion des réseaux électriques dans les 27 États membres. Il préconise également la création de nouveaux partenariats commerciaux, citant l’accord récemment conclu avec l’Inde comme exemple, tout en critiquant l’accord avec le Mercosur, qu’il juge insuffisamment négocié.
Afin de protéger les industries européennes contre la concurrence étrangère déloyale qui bafoue les règles de l’OMC, Macron propose des mesures ciblées pour des secteurs tels que les technologies propres, les produits chimiques, l’acier, la construction automobile et la défense. Reconnaissant la nécessité d’investissements substantiels dans des domaines critiques, il souligne l’importance d’un financement conjoint pour la défense, les technologies de transition verte, l’intelligence artificielle et l’informatique quantique.
Mobiliser des fonds grâce à une dette commune
S’appuyant sur un rapport de Mario Draghi, Macron estime les besoins d’investissement annuels pour les technologies vertes et numériques à 800 milliards d’euros, montant qui passe à 1 200 milliards d’euros si l’on tient compte des dépenses de défense. Pour mobiliser ces fonds, il suggère d’émettre des euro-obligations sur les marchés mondiaux, arguant que les démocraties de l’UE sont actuellement plus attractives que les États-Unis, qu’il considère comme s’éloignant de l’État de droit.
Il souligne que le marché mondial se méfie de plus en plus du dollar américain et propose la dette européenne comme une alternative sûre et liquide, offrant une occasion unique de remettre en cause la domination du billet vert.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

