Principaux renseignements
- Les chiffres de Lliantis montrent que de plus en plus de Belges ont recours aux heures supplémentaires de relance. L’année dernière, près de 3 heures supplémentaires sur 10 étaient des heures supplémentaires de relance.
- Il est prévu d’étendre ce système en avril afin que les travailleurs puissent effectuer encore plus d’heures de relance. Le Parlement doit toutefois encore voter cette modification.
- La nouvelle réglementation permettrait aux travailleurs d’effectuer volontairement jusqu’à 360 heures supplémentaires par an. Les 240 premières heures seraient exonérées d’impôt.
Explication : que sont les heures supplémentaires de relance ?
- Il s’agit d’heures supplémentaires volontaires que les travailleurs peuvent effectuer en plus des heures supplémentaires normales. Contrairement aux heures supplémentaires normales, les heures supplémentaires volontaires ne donnent pas droit à un repos compensatoire. L’employeur doit donc verser un salaire pour ces prestations.
- Seuls les travailleurs à temps plein ou à temps partiel qui travaillent depuis au moins trois ans pour le même employeur peuvent bénéficier de ce système.
Nouvelle réglementation en vue pour les heures supplémentaires de relance
Zoom : Il s’agit d’une réglementation temporaire qui expire ce mois-ci. Le gouvernement souhaite étendre le système en avril.
- La nouvelle réglementation permettrait aux travailleurs d’effectuer volontairement jusqu’à 360 heures supplémentaires par an, sans justification particulière, sans repos compensatoire obligatoire et sans rémunération obligatoire. Les 240 premières heures seraient exonérées d’impôt.
- Dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, le plafond serait porté à 450 heures supplémentaires par an, dont 360 exonérées d’impôt et de cotisations.
- Jusqu’à la fin du mois de mars, les heures supplémentaires de relance restent possibles, avec un maximum de 120 heures par travailleur. Lors du passage au nouveau système, les heures déjà prestées en 2026 seront déduites du nouveau total annuel.
Mais : il existe des doutes quant à l’entrée en vigueur du nouveau régime le 1ᵉʳ avril. Le Parlement doit encore se pencher sur la question.
Augmentation du nombre d’heures supplémentaires de relance
Dans l’actualité : l’organisation patronale Unizo appelle à mettre en place le nouveau système le plus rapidement possible. Elle souligne que les travailleurs ont massivement recours aux heures supplémentaires de relance.
- En 2025, près de 3 heures supplémentaires sur 10 étaient des heures supplémentaires de relance, selon les chiffres de Lliantis. Le volume est plus de douze fois supérieur à celui de 2021, année du lancement du système.
- « Ce qui a été introduit à l’origine comme une mesure de relance est aujourd’hui une valeur sûre dans des milliers d’entreprises », déclare Bart Buysse, administrateur délégué d’UNIZO. « Dans un marché du travail où les postes vacants restent ouverts et où les clients n’attendent pas des mois, cela répond à une nécessité pratique. Cela permet de faire face aux pics d’activité sans procédures administratives lourdes, sans justifications complexes et sans charges supplémentaires. »
- Les heures supplémentaires de relance se situent principalement dans les secteurs où les PME dominent, tels que la construction, les employés sous CP 200 et le commerce de détail indépendant. Dans ces secteurs, les fluctuations du volume de travail et les pics saisonniers font la différence entre accepter ou refuser des commandes.
- Unizo appelle le gouvernement fédéral à mettre en place sans plus tarder les heures supplémentaires volontaires et à offrir une sécurité juridique.
- L’organisation peut déjà compter sur le soutien du député Vincent Van Quickenborne (Anders). Il souhaite déposer un amendement à la loi-programme afin de mettre rapidement en place ce régime.
- « Nous avons introduit les heures supplémentaires de relance à l’époque parce qu’elles rapportent davantage aux personnes qui travaillent davantage et aident les employeurs à résoudre la pénurie de main-d’œuvre. Elles connaissent un grand succès. C’est pourquoi nous demandons depuis longtemps de les porter à 360 heures dans tous les secteurs et à 450 heures dans l’horeca. Mais cette promesse est sans cesse reportée », déclare-t-il dans une réaction à De Tijd.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!


