L’Union européenne veut un avion d’attaque furtif d’ici 2035 pour remplacer sa flotte vieillissante 


Principaux renseignements

  • L’Union européenne souhaite développer un avion d’attaque léger et furtif d’ici 2035 pour moderniser sa flotte militaire vieillissante.
  • Ce « futur avion léger multirôle » cherche à fournir une solution rentable pour les missions de faible intensité et les opérations de lutte contre les drones.
  • Les premiers efforts de conception se concentrent sur la survivabilité, l’observabilité réduite et l’adaptabilité à diverses tâches telles que la surveillance des frontières et les secours en cas de catastrophe.

L’Union européenne étudie le développement d’un avion d’attaque léger et furtif d’ici 2035 pour répondre à un besoin croissant de capacités modernes au sein de la flotte d’aviation militaire légère vieillissante de l’Europe. Cette information a été rapportée par Defense Express.

Approche unifiée

Cette initiative, connue sous le nom de « Future Multirole Light Aircraft » (FMLA), vise à établir un concept européen unifié plutôt que de dupliquer les avions à turbopropulseurs existants déjà en service ou en production. Le FMLA est actuellement limité à des activités de recherche, d’étude et de conception, avec un budget indicatif de 15 millions d’euros. L’objectif est d’aligner les exigences et les options industrielles, ouvrant ainsi la voie aux futures décisions de développement.

Actuellement, la plupart des avions multirôles légers exploités par les États membres de l’UE approchent de la fin de leur durée de vie opérationnelle, soit entre 30 et 40 ans. Des pays comme le Portugal ont opté pour l’Embraer A-29N Super Tucano, tandis que la Croatie et la Slovénie utilisent des Pilatus PC-9M pour la reconnaissance et l’appui aérien rapproché, ainsi que pour la formation. D’autres pays emploient des plates-formes principalement conçues pour l’entraînement, mais avec des possibilités de stockage externe. Plusieurs de ces plates-formes existantes approchent de leurs limites de mise à niveau.

Opérations de faible intensité

Le FMLA envisage une solution rentable pour les missions de faible intensité et asymétriques, adaptable à des tâches telles que la surveillance des frontières, la recherche et le sauvetage, et les secours en cas de catastrophe. Il se positionne également comme une alternative aux avions de combat haut de gamme dans des situations qui n’entrent pas dans le cadre d’un conflit à grande échelle. Le concept met notamment l’accent sur la capacité de survie et la réduction de l’observabilité grâce à des matériaux, des revêtements et une protection contre les interférences électromagnétiques.

L’UE reconnaît l’importance croissante des capacités de lutte contre les drones, en particulier à la lumière des conflits récents où les avions pilotés ont été adaptés à ce rôle par nécessité. Le FMLA vise à répondre aux menaces posées par les drones lents et volant à basse altitude de manière plus économique qu’en employant des jets rapides ou des missiles sol-air.

Premières conceptions

Les études et les efforts de conception actuels se concentrent sur l’architecture de l’aéronef, la faisabilité des configurations, la validation des coûts du cycle de vie, les études de survivabilité et un examen préliminaire des besoins. Une compréhension commune entre les États membres concernant les besoins opérationnels, les coûts et la faisabilité industrielle est cruciale avant toute décision de développement futur. L’avion théorique serait un petit turbopropulseur doté d’une capacité STOL et d’une soute reconfigurable.

L’initiative FMLA s’inscrit dans les objectifs plus larges du Fonds européen de défense (FED), qui vise à renforcer la collaboration en matière de recherche et de développement dans le domaine de la défense au sein de l’UE. Doté d’un budget total d’un milliard d’euros pour 2026, le FED vise à réduire la fragmentation des investissements européens en matière de défense, à renforcer la compétitivité industrielle et à promouvoir la coopération entre les États membres, y compris les petites et moyennes entreprises. (fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

Plus