L’Union européenne va finalement établir des règles en matière de véhicules autonomes.

L’Union européenne va mettre au pointune réglementation pour les voitures autonomes ce qui permettra derattraper le retard dans ce domaine par rapport notamment à la Chineet aux États-Unis, rapporte le Financial Times, qui se base sur desmesures que Violeta Bulc, commissaire européenne aux transports,prépare actuellement. Bulc affirme que ces mesures ont pour objectifde faire de l’Europe un leader mondial dans le domaine des systèmesde mobilité autonome.  

Pour ces mesures qui seront dévoiléesen fin de semaine, 450 millions d’euros ont été dégagés pour desinvestissements en matière d’infrastructures routières et deréseaux de télécommunication, nécessaires pour apporter unsoutien aux voitures sans conducteur.

Collaboration

Violeta Bulc souhaite notamment unenouvelle collaboration entre la Commission européenne, lesEtats membres et les entreprises pour élaborer cetteréglementation. Parallèlement, une équipe d’experts éthiques seracréée pour répondre aux diverses questions qui pourraient surgiren matière de responsabilité en cas d’incidents et d’accidentséventuels.

Dans le monde entier, des gouvernementstravaillent à la mise au point de règles concernant lefonctionnement des voitures autonomes. On s’attend en effet à ce quedurant les prochaines décennies, cette technologie ait un impactimportant sur la vie des entreprises et sur le secteur destransports.

Des constructeurs automobiles tels queGeneral Motors, Volkswagen et Ford, mais également des groupestechnologiques comme Waymo, ont déjà annoncé leurs projetsd’introduire la technologie des véhicules autonomes dans le traficlors des prochaines années. En 2019, General Motors veut lancer uneflotte de robots-taxis alors que Waymo a annoncé que son servicesans conducteur commencerait à fonctionner totalement dans les moisà venir.

Frontières

La Chine et les États-Unistravaillent à des réglementations qui permettent légalement auxvoitures autonomes de fonctionner sur leur territoire mais égalementau-delà des frontières des provinces ou des États. Dans l’Unioneuropéenne, des États comme l’Allemagne et le Royaume-Uni ontdéjà décidé de mesures visant à l’introduction de voituresautonomes sur les routes, mais il n’existe actuellement aucun cadreeuropéen sur les règles applicables aux véhicules autonomes.

Cependant, une réglementationtransfrontalière est cruciale pour le déploiement de cettetechnologie dans des secteurs comme  le transport qui dépend delongs déplacements à travers différents pays. « Le nouveaupartenariat entre l’Union européenne, les États membres etl’industrie doit permettre d’assurer une approche solidede la recherche et du pré-déploiement », a expliqué VioletaBulc.

L’initiative de Bulc est un pasimportant dans l’instauration d’un cadre légal européen valablepour tous les États membres. Il y a deux ans, l¡UE a supervisé des tests sur des voitures partiellement autonomes. Lors de ces essais,des convois de camions équipés de la technologie de freinage autonome,circulant à travers différents pays, ont été utilisés.

Le nouveau budget annoncé par Bulcs’ajoute au montant de 440 millions d’euros prévu antérieurementpour des investissements dans le domaine de l’autonomie des véhicules.