L’Union européenne refuse de reconnaître la légitimité du « Conseil de la paix » de Trump


Principaux renseignements

  • La commissaire européenne Dubravka Šuica souligne que l’Union européenne ne reconnaît pas la légitimité du « Conseil pour la paix » de Donald Trump, malgré sa présence à la première réunion.
  • Sa participation a suscité des critiques au sein de l’UE, des États membres tels que la France et l’Espagne s’interrogeant sur la légalité et la légitimité de cette initiative.
  • L’UE continue de miser sur la diplomatie et la coopération au Moyen-Orient, notamment par le biais d’un nouveau pacte pour la région méditerranéenne.

La commissaire européenne Dubravka Šuica a souligné, lors d’une interview accordée à Euronews, que l’Union européenne ne reconnaissait pas la légitimité du « Conseil pour la paix » mis en place par le président américain Donald Trump. Elle avait assisté à la première réunion de ce conseil le 19 février, ce qui avait suscité de vives critiques au sein de l’UE.

Critiques concernant la participation

La commissaire européenne a été critiquée après avoir participé à la première réunion du Conseil de la paix à Washington. L’Espagne et la France ont estimé que sa présence était contraire aux traités de l’UE, étant donné que la Commission n’est pas explicitement compétente pour définir la politique étrangère de l’UE.

Outre Šuica, quatorze autres pays de l’UE étaient présents à cette réunion controversée. Pourtant, au sein de l’Union, de sérieux doutes subsistaient quant à la légitimité de l’initiative de Trump. L’UE s’interrogeait sur la compatibilité du Conseil de la paix avec la Charte des Nations unies. De plus, des questions ont été soulevées concernant la présidence à vie de Trump.

Dix jours après la première réunion, le conflit a éclaté entre les États-Unis, Israël et l’Iran, ce qui a encore davantage mis à mal la crédibilité de l’initiative.

Simple observation

Au cours de l’entretien, Šuica a souligné que sa présence ne signifiait pas que l’Union européenne soutenait l’initiative. « Il est difficile de dire si elle est crédible ou non », a-t-elle déclaré à propos de l’initiative. Elle a précisé qu’elle était présente en tant qu’observatrice au nom de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et de l’Union européenne.

Selon la commissaire, l’objectif de la réunion était de discuter de la reconstruction de Gaza. Elle a répété à plusieurs reprises qu’il s’agissait d’un sujet qui ne devait pas être occulté par les conflits actuels. Šuica a également déclaré que l’UE n’était pas membre du Conseil de la paix, car elle n’était pas d’accord avec certains aspects de celui-ci.

Elle a ajouté qu’en tant que commissaire chargée de la région méditerranéenne, elle considérait cette réunion comme une occasion de nouer des contacts avec des partenaires internationaux.

Diplomatie et stabilité

Selon Šuica, l’Union européenne continue de miser sur la diplomatie comme solution au conflit au Moyen-Orient. Elle a appelé au dialogue et à la désescalade. La commissaire a également souligné qu’un conflit n’aboutit souvent pas à des solutions durables.

Elle a également évoqué le nouveau pacte pour la région méditerranéenne. Il s’agit d’une initiative visant à renforcer la coopération avec les pays de cette région, tels qu’Israël, la Syrie et le Liban. Ce pacte met l’accent sur la migration, le commerce et la stabilité économique. Il devrait ainsi contribuer à la paix et à la prospérité.

La commissaire européenne s’attend à ce que de nouvelles mesures soient prises en avril lors de la réunion des dirigeants européens à Chypre.

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