Principaux renseignements
- L’Union européenne interdira toutes les importations de gaz russe d’ici fin 2027.
- Malgré l’opposition de certains États membres, l’UE supprimera progressivement les importations de gaz naturel liquéfié d’ici 2026 et celles de gaz par gazoduc d’ici septembre 2027.
- Cela vise à rompre les liens financiers avec la Russie et à paralyser son effort de guerre en Ukraine.
L’Union européenne a finalisé un plan visant à interdire les importations de gaz russe d’ici la fin 2027, consolidant ainsi son engagement à rompre ses liens énergétiques avec Moscou près de quatre ans après l’invasion de l’Ukraine. Malgré l’opposition de la Slovaquie et de la Hongrie, qui dépendent fortement de l’énergie russe, et l’abstention de la Bulgarie, l’accord deviendra loi. La Hongrie a menacé d’intenter une action en justice devant la Cour européenne de justice.
Élimination progressive des importations de gaz
En vertu de la nouvelle règle, l’UE cessera d’importer du gaz naturel liquéfié de Russie d’ici la fin de 2026 et du gaz par gazoduc d’ici le 30 septembre 2027. Les pays qui ont des difficultés à s’approvisionner en gaz non russe avant l’hiver peuvent reporter la date limite au 1er novembre 2027 au plus tard.
Avant la guerre en Ukraine, plus de 40 pour cent des importations de gaz de l’UE provenaient de Russie. Ce chiffre est tombé à environ 13 pour cent en 2025, mais certains États membres continuent d’acheter du pétrole, du gaz acheminé par gazoduc et du gaz naturel liquéfié russes, sapant ainsi les efforts visant à couper les vivres à l’économie russe.
Dépendance continue à l’égard de l’énergie russe
Des données récentes révèlent que les cinq plus grands importateurs de l’UE ont dépensé 1,4 milliard d’euros en énergie russe le mois dernier, principalement en gaz et en GNL. La Hongrie arrive en tête de la liste des acheteurs d’hydrocarbures, suivie de la France et de la Belgique.
Si l’UE a imposé des sanctions sur le pétrole russe transporté par voie maritime en 2022, elle n’avait jusqu’à présent pas ciblé les importations de gaz. La nouvelle mesure interdit aux entreprises de signer de nouveaux contrats d’approvisionnement en gaz russe et impose la résiliation des contrats existants. Les entreprises qui ne se conforment pas à cette mesure s’exposent à des sanctions financières pouvant atteindre 3,5 pour cent de leur chiffre d’affaires mondial annuel.
La Commission européenne prévoit de proposer dans les prochains mois une législation visant à éliminer progressivement le pétrole russe acheminé par pipeline. (uv)
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