Principaux renseignements
- Lula da Silva critique la proposition de « Conseil de paix » de Trump, estimant qu’elle porte atteinte à l’Organisation des Nations unies.
- L’initiative de Trump menace le multilatéralisme en donnant la priorité à la domination américaine dans les affaires mondiales.
- Les inquiétudes concernant le financement et l’accessibilité soulèvent des questions sur les véritables motivations derrière l’alternative proposée par Trump à l’ONU.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva critique la proposition du président américain Donald Trump de créer un « Conseil de paix« . Selon lui, cela sape le rôle des Nations unies. Lula a accusé Trump de tenter de créer un nouvel ordre mondial dominé par les États-Unis et a suggéré que cette initiative constituait une menace pour le multilatéralisme et le cadre international existant. Lula a exprimé son inquiétude face à l’influence croissante de certaines nations dans les affaires mondiales, la comparant à « la loi de la jungle ».
Inquiétudes chez les alliés
Les commentaires de Lula font suite à une conversation téléphonique avec le dirigeant chinois Xi Jinping, qui a souligné l’importance de l’ONU dans les relations internationales. Les critiques de Lula rejoignent les inquiétudes plus générales des alliés des États-Unis concernant le programme « America First » de Trump et ses implications pour la stabilité mondiale.
Le retrait de plusieurs organes des Nations unies, les droits de douane et les menaces militaires mettent les relations sous pression. Ils soulèvent des questions quant à la fiabilité des États-Unis en tant que partenaire.
Initiative controversée
Trump a lancé le « Board of Peace » à Davos, lors du Forum économique mondial, un événement qui se positionne de plus en plus comme une alternative au système des Nations unies. Parmi les membres du conseil figurent des personnalités controversées telles que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui fait l’objet d’accusations de crimes de guerre.
Le conseil a été initialement présenté comme un organisme de surveillance de la reconstruction de Gaza. Cependant, la charte ne fait aucune mention du territoire palestinien, ce qui laisse présager une ambition plus large et moins délimitée.
Préoccupations concernant le financement
L’ONU est elle-même confrontée à des contraintes financières en raison des coupes budgétaires opérées par les États-Unis et d’autres pays occidentaux. Ceux-ci donnent la priorité aux dépenses militaires plutôt qu’à l’aide internationale. Le « Conseil de la paix » exige des cotisations nettement plus élevées que le budget ordinaire de l’ONU, ce qui soulève des inquiétudes quant à son accessibilité et son caractère inclusif. (uv)
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