L’Ukraine et les États-Unis travaillent à un accord de reconstruction de 800 milliards de dollars 


Principaux renseignements

  • L’Ukraine et les États-Unis prévoient de signer à Davos un accord de « prospérité » de 800 milliards de dollars (environ 687,6 millards d’euros) visant à reconstruire les infrastructures et l’économie ukrainiennes.
  • En offrant aux États-Unis une participation dans la reconstruction d’après-guerre, Volodymyr Zelensky vise à obtenir des garanties de sécurité plus solides de la part des États-Unis.
  • L’accord représente une étape cruciale vers la paix, mais le scepticisme quant à la volonté de la Russie de mettre fin à l’invasion demeure.

L’Ukraine et les États-Unis s’apprêtent à signer un accord « prospérité » important à Davos, en Suisse, visant à reconstruire les infrastructures et l’économie ukrainiennes après le conflit en cours avec la Russie. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et président Donald Trump se rencontreront au Forum économique mondial pour finaliser l’accord, rapporte The Telegraph.

Terrain neutre

À l’origine, Zelensky espérait se rendre à Washington D.C. pour les discussions, mais ses alliés européens lui ont déconseillé de le faire, suggérant Davos comme un cadre plus neutre. Le plan de « prospérité » vise à injecter environ 800 milliards de dollars (environ 687,6 milliards d’euros) en Ukraine sur une décennie sous forme de prêts, de subventions et d’investissements privés. Cette initiative est considérée comme cruciale pour revitaliser l’économie ukrainienne et rétablir les moyens de subsistance.

Renforcement des liens en matière de sécurité

Zelensky estime qu’en offrant aux États-Unis une participation à la reconstruction d’après-guerre, en particulier dans des projets correspondant aux intérêts de Trump, cela encouragera les États-Unis à offrir des garanties de sécurité plus solides. L’accord s’appuie sur un accord sur les minéraux signé l’année dernière, qui accorde aux investisseurs américains un accès préférentiel aux futurs projets miniers en Ukraine.

Bien que les détails du plan de « prospérité » restent limités, Zelensky est également impatient de finaliser un accord de sécurité entre les États-Unis et l’Ukraine offrant des garanties d’après-guerre. Cet accord ouvre la voie à une « force de réassurance » dirigée par le Royaume-Uni et la France. Cependant, les désaccords sur les concessions territoriales dans la région du Donbass, à l’est de l’Ukraine, continuent de poser des défis à l’accord de paix plus large.

Scepticisme à l’égard de la Russie

Malgré l’amélioration des relations entre Washington, les capitales européennes et Kiev, le scepticisme règne quant à la volonté du président russe Vladimir Poutine de mettre fin à l’invasion. Néanmoins, l’Ukraine et ses alliés poursuivent les négociations, dans le but de tenir la Russie responsable de tout échec des efforts de paix. Zelensky a récemment reçu le ministre britannique de la Défense, John Healey, à Kiev pour discuter de la proposition britannique de déployer des troupes en Ukraine dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu.

Zelensky a souligné l’importance d’une réponse claire de la part des alliés en cas de reprise de l’agression russe, soulignant la nécessité de mesures de sécurité robustes même après un éventuel cessez-le-feu.

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