Principaux renseignements
- L’UE doit réformer son processus d’adhésion afin d’accélérer l’entrée de l’Ukraine.
- Si elle ne propose pas de voie crédible vers l’adhésion, l’UE risque de perdre l’Ukraine et d’autres candidats au profit de l’influence russe.
- Toute modification du processus actuel nécessite l’accord unanime de tous les États membres.
Selon Marta Kos, commissaire européenne chargée de l’élargissement, le processus actuel d’adhésion à l’UE est obsolète et incapable de relever les défis du monde moderne. Elle estime que l’UE a besoin de nouvelles règles pour accélérer la candidature de l’Ukraine, reconnaissant que l’objectif de 2027 est irréalisable dans le cadre actuel.
Autres pays
Kos soutient que l’UE doit présenter une voie crédible vers l’adhésion, non seulement pour l’Ukraine, mais aussi pour d’autres candidats tels que le Monténégro et la Moldavie. À défaut, elle risque de perdre ces pays au profit de l’influence russe. Le risque d’ingérence et d’utilisation de ces pays comme arme contre l’UE est une préoccupation majeure pour Kos.
Bien qu’il ne soit pas encore décidé si les révisions proposées s’appliqueront uniquement à l’Ukraine ou à d’autres candidats, Kos souligne la nécessité de réévaluer les processus décisionnels de l’UE. L’élargissement du bloc nécessitera une réévaluation de la manière dont les décisions sont prises sur diverses questions politiques, compte tenu de la complexité actuelle avec 27 États membres.
Approbation à l’unanimité
Bien que la commission ait la possibilité de proposer des modifications, l’approbation unanime de tous les États membres est requise. Kos souligne toutefois le sentiment d’urgence croissant qui entoure cette question.
Les progrès de l’Ukraine vers l’adhésion dépendent de sa capacité à mettre en œuvre les réformes nécessaires. Bien que le pays ait fait des progrès louables dans des circonstances difficiles, Kos note un ralentissement récent des progrès législatifs. Elle souligne l’importance constante de respecter l’État de droit, de lutter contre la corruption, de garantir la liberté des médias et de maintenir le fonctionnement des institutions démocratiques.
Défis pour les autres candidats
Kos souligne également la nécessité pour d’autres candidats, tels que le Monténégro, qui vise à adhérer à l’UE en 2028, de progresser. Bien qu’il soit considéré comme un favori, le Monténégro reste confronté à des obstacles importants dans des domaines tels que les droits fondamentaux, la lutte contre la corruption et la réforme judiciaire.
Kos exprime son inquiétude concernant le recul de la Serbie en matière d’État de droit, de liberté des médias et de liberté d’enseignement. Elle critique également les récentes modifications controversées apportées au système judiciaire serbe, mettant en garde contre les répercussions financières potentielles si ces amendements ne sont pas annulés.
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