Principaux renseignements
- Le gouvernement britannique a proposé un marché unique des biens afin de rétablir les relations avec l’UE.
- Bruxelles a rejeté ce plan, exigeant à la place l’adhésion à l’union douanière ou l’intégration à l’EEE.
- Le Premier ministre Keir Starmer subit des pressions pour trouver un équilibre entre les gains commerciaux et son opposition à la libre circulation des travailleurs.
Selon des informations relayées par les médias britanniques, le gouvernement britannique aurait proposé la création d’un marché unique des biens afin d’améliorer fondamentalement ses relations avec l’Union européenne après le Brexit. Cependant, ces informations indiquent que les responsables à Bruxelles auraient rejeté cette proposition. Selon The Guardian, l’UE aurait plutôt recommandé à la Grande-Bretagne soit d’adhérer à une union douanière, soit de poursuivre une intégration économique plus étroite par le biais de l’Espace économique européen. Ces deux alternatives obligeraient le Premier ministre Keir Starmer à renoncer à son opposition actuelle à la libre circulation des travailleurs.
Impasses diplomatiques
Malgré ces revers, des représentants britanniques ont indiqué au Guardian que l’UE n’avait pas émis de refus définitif concernant un marché unique limité aux marchandises, et que la proposition restait à l’ordre du jour du prochain sommet prévu en juillet.
Un représentant du Cabinet Office a confirmé que le gouvernement travaillait sur un ensemble complet d’accords pour cette réunion, comprenant notamment le système d’échange de quotas d’émission et les normes sanitaires et phytosanitaires pour le commerce des denrées alimentaires et des boissons.
L’autorité politique de Starmer est mise à rude épreuve
Sous l’actuelle direction du Parti travailliste, l’accent est de plus en plus mis sur les charges financières causées par la sortie de l’UE. En mars, la ministre des Finances Rachel Reeves a exprimé sa volonté d’adopter diverses réglementations commerciales de l’UE afin de réduire les obstacles au commerce.
Alors que certaines personnalités politiques, comme l’ancien ministre de la Santé Wes Streeting, estiment que le Royaume-Uni devrait à terme réintégrer l’Union, d’autres, comme le maire de Manchester Andy Burnham, ont explicitement déclaré qu’ils ne plaidaient pas en faveur d’un retour complet. Par ailleurs, l’autorité politique de Starmer est remise en question à la suite des résultats décevants des élections locales et régionales.
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