L’UE augmente les quotas de pêche au maquereau malgré les inquiétudes liées à la surpêche


Principaux renseignements

  • L’UE a augmenté les quotas de pêche au maquereau malgré les avertissements des scientifiques concernant la menace qui pèse sur la reproduction de la population de maquereaux de l’Atlantique Nord-Est.
  • Cette décision aligne l’UE sur les quotas de pêche fixés par la Grande-Bretagne, la Norvège, l’Islande et les Îles Féroé, revenant ainsi sur un engagement antérieur visant une réduction de soixante-dix pour cent des captures.
  • La biomasse de maquereaux en âge de se reproduire a chuté de près de treize millions de tonnes en 2014 à moins de trois millions de tonnes en 2025.

L’Union européenne ignore les inquiétudes concernant la surpêche du maquereau. Elle augmente les quotas de pêche pour l’Atlantique Nord et s’aligne sur les volumes fixés par la Grande-Bretagne, la Norvège et d’autres nations de pêche. Les scientifiques avertissent pourtant que la surpêche menace la reproduction de la population de maquereaux dans l’Atlantique Nord-Est. Malgré cela, l’UE revient sur sa décision prise en décembre.

Quotas révisés pour la pêche au maquereau

En décembre, les pays de l’UE ont convenu d’une réduction de soixante-dix pour cent des captures de maquereau, suivant les recommandations du Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM). Cependant, après des tentatives infructueuses pour persuader les nations voisines d’adopter des mesures similaires, l’UE s’est mise d’accord sur un objectif de réduction moins strict de 48 pour cent, s’alignant ainsi sur les quotas fixés par la Grande-Bretagne, la Norvège, l’Islande et les Îles Féroé.

Des frustrations au sein de la Commission européenne

Les représentants français du secteur de la pêche avaient précédemment fait part de leurs inquiétudes quant au fait que cet accord permettait à ces quatre nations de surexploiter un stock de maquereau vulnérable tout en continuant d’exporter leurs prises vers l’UE, créant ainsi un environnement concurrentiel déloyal.

La biomasse de maquereaux en âge de se reproduire a chuté de manière drastique, passant de près de treize millions de tonnes en 2014 à moins de trois millions de tonnes en 2025, ce qui souligne la gravité de la situation. Au début du mois, la Commission européenne a fait part de sa frustration face à l’absence de progrès dans les négociations avec les nations côtières voisines, soulignant que l’UE était la seule partie à plaider systématiquement en faveur du respect des avis scientifiques et de la limitation de la surpêche.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Plus