Principaux renseignements
- En raison de facteurs saisonniers affectant le marché mondial du pétrole, les pays de l’OPEP+ ont suspendu leurs augmentations de production prévues.
- Le groupe donne la priorité à la stabilité du marché et ajustera prudemment la production en fonction de l’évolution des conditions.
Huit pays de l’OPEP+ se sont réunis virtuellement hier pour discuter de la situation du marché mondial du pétrole. Les pays – Arabie saoudite, Russie, Irak, Émirats arabes unis, Koweït, Kazakhstan, Algérie et Oman – ont confirmé leur décision de reporter les augmentations de production prévues en février et mars 2026 en raison de facteurs saisonniers.
L’accent mis sur la stabilité du marché
Le groupe a réaffirmé son engagement en faveur de la stabilité du marché et a souligné l’importance d’une approche prudente, avec la flexibilité d’ajuster la production en fonction des besoins. Bien qu’une partie de la réduction de production de 1,65 million de barils par jour puisse être réintroduite progressivement, les pays suivront de près les conditions du marché afin de déterminer le moment et l’ampleur de cette réduction. Les pays ont également réitéré leur engagement envers la Déclaration de coopération et se sont engagés à compenser intégralement toute surproduction à partir de janvier 2024.
Pour assurer une surveillance continue, les pays de l’OPEP+ prévoient de se réunir chaque mois afin de discuter des conditions du marché, du respect des quotas de production et des efforts de compensation. La prochaine réunion est prévue le 1er février 2026.
Incertitudes géopolitiques
Malgré les tensions géopolitiques, telles que les relations tendues entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis concernant le Yémen et l’incertitude entourant l’avenir du Venezuela suite à l’arrestation du président Nicolás Maduro, le groupe a maintenu son attention sur la stabilité du marché à court terme. Le
Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole du monde, mais des années de mauvaise gestion et de sanctions ont gravement entravé ses capacités de production. Les analystes estiment qu’une augmentation significative de la production de brut vénézuélien est peu probable dans un avenir prévisible, même avec des investissements potentiels de la part de compagnies pétrolières américaines. (uv)
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