Principaux renseignements
- L’ONU propose un plan d’aide de 94,1 millions de dollars pour Cuba, donnant la priorité à l’accès au carburant afin d’éviter une crise humanitaire potentielle.
- Il est essentiel de garantir les livraisons de carburant pour mettre en œuvre le plan d’aide et pallier les graves pénuries que connaît Cuba.
- Un dialogue préliminaire entre Cuba et les États-Unis est en cours.
Les Nations unies ont proposé un plan d’aide pour Cuba afin de soutenir les services essentiels des populations les plus vulnérables. Avec ce fonds de 94,1 millions de dollars (89,2 millions d’euros), l’organisation veut garantir l’accès au carburant. Ainsi, l’aide doit prévenir une crise humanitaire imminente sur l’île.
L’accès au carburant est crucial pour la population
Francisco Pichon, coordinateur des Nations unies à Cuba, a souligné les conséquences désastreuses de la pénurie persistante de carburant, mettant en garde contre une crise humanitaire potentielle pouvant entraîner des pertes en vies humaines. Il a insisté sur le fait que la mise en œuvre de ce plan d’aide dépend de la recherche d’une solution à la pénurie de carburant à Cuba.
L’ONU a engagé des discussions avec des responsables américains afin de faciliter les livraisons de carburant à des fins humanitaires. Pichon a expliqué que le plan proposé inclut un « modèle de traçabilité du carburant » comme moyen de négocier l’accès au carburant.
Dialogue entre Cuba et les États-Unis
Par ailleurs, le président cubain Miguel Diaz-Canel a confirmé que des pourparlers préliminaires sont en cours entre Cuba et les États-Unis. Il a révélé que l’ancien président Raul Castro a pris part à ces discussions. Diaz-Canel a exposé les étapes nécessaires à un dialogue fructueux, notamment l’établissement de canaux de communication, l’identification d’intérêts communs et la démonstration d’un engagement en faveur de la coopération.
L’administration Trump a toujours exigé des réformes politiques à Cuba, notamment la libération des prisonniers politiques et la libéralisation économique, comme conditions préalables à la levée de l’embargo américain. La position de Trump sur Cuba reflète son désir d’un changement de régime, allant jusqu’à suggérer la possibilité d’une « prise de pouvoir amicale ». Raúl Castro, le frère de Fidel Castro âgé de 94 ans, reste une figure influente de la politique cubaine et a participé activement à l’orientation de l’approche du pays concernant un éventuel dialogue avec les États-Unis.
Le Mexique maintient son accord bilatéral
Par ailleurs, le Mexique a annoncé son intention de maintenir un accord bilatéral avec Cuba autorisant les médecins cubains à exercer au Mexique. Cette décision contraste avec celle d’autres pays de la région qui ont abandonné des accords similaires sous la pression des États-Unis. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a critiqué ces accords, les qualifiant de forme de « traite des êtres humains ». (fc)
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