Principaux renseignements
- L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) appelle à une cessation immédiate des hostilités au Moyen-Orient afin de faire face à l’aggravation de la crise sanitaire.
- Les hôpitaux et les établissements de santé doivent être désignés comme des « zones de sécurité » afin de protéger les populations vulnérables pendant le conflit.
- La poursuite des violences menace non seulement des vies humaines, mais aussi des infrastructures vitales, ce qui pourrait entraîner des pénuries d’eau catastrophiques et une contamination de l’environnement.
La directrice régionale de l’Organisation mondiale de la Santé pour la Méditerranée orientale, le Dr Hanan Balkhy, a lancé un avertissement sévère concernant la crise sanitaire qui s’aggrave et qui touche le Moyen-Orient. Elle souligne la nécessité urgente d’une cessation complète des hostilités afin d’atténuer la situation désastreuse qui se déroule dans plusieurs pays de la région.
Des refuges sûrs sont nécessaires
Mme Balkhy insiste sur la nécessité impérative de désigner les hôpitaux et autres établissements de santé comme des « refuges sûrs », à l’abri de la violence qui ravage la région. L’OMS met activement à jour ses directives et se prépare aux conséquences potentielles si des sites nucléaires venaient à être touchés, soulignant les répercussions catastrophiques que pourraient avoir des attaques contre des usines de dessalement d’eau.
La guerre en cours entre les États-Unis et Israël contre l’Iran a entraîné des pertes humaines tragiques, avec plus de 1 000 morts signalés au Liban, plus de 1 500 en Iran et 16 en Israël. Le conflit a également provoqué des déplacements de population d’une ampleur sans précédent, avec 3,2 millions de personnes contraintes de fuir leur foyer en Iran et plus d’un million au Liban en l’espace d’un mois.
Répercussions à long terme
Mme Balkhy exprime sa profonde inquiétude quant aux répercussions à long terme de ces conflits, notamment l’augmentation des taux de mortalité maternelle, la détérioration de la santé mentale, les enfants orphelins privés d’éducation et le risque d’attaques contre des sites nucléaires. Elle souligne les conséquences dévastatrices que pourrait avoir le ciblage des usines de dessalement, qui pourrait exposer de vastes populations des pays du Golfe à de graves pénuries d’eau.
L’OMS collabore avec d’autres agences des Nations unies pour étudier des stratégies visant à atténuer les effets d’un tel événement catastrophique. Mme Balkhy reconnaît le risque de propagation de la contamination par les eaux de pluie vers les nappes phréatiques si des sites pétroliers ou des installations nucléaires venaient à être attaqués. Elle plaide en faveur d’une désescalade significative ou, idéalement, d’une cessation permanente des hostilités comme seule solution viable à cette crise qui s’aggrave.
Érosion de la confiance
Mme Balkhy appelle au respect du droit international humanitaire, soulignant la nécessité de préserver les soins de santé en temps de conflit. Elle déplore l’érosion de la confiance dans les hôpitaux en tant que refuges sûrs, citant la tragique attaque contre l’hôpital universitaire d’El-Daein au Soudan, qui a causé la mort de 70 personnes, dont des enfants, des infirmières et un médecin.
Alors que l’attention mondiale se concentre sur le conflit entre les États-Unis et l’Iran, Balkhy exprime sa détresse face à la négligence dont font l’objet les crises à Gaza, au Soudan et au Yémen. Elle met en avant les immenses souffrances et les pertes humaines qui ont lieu dans ces régions négligées. (fc)
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