Principaux renseignements
- Le Pentagone a attribué à Lockheed Martin un contrat de 4,7 milliards de dollars (4,01 milliards d’euros) afin d’accélérer la production de missiles intercepteurs PAC-3.
- Lockheed Martin livrera un nombre record de ces missiles aux forces américaines et alliées au cours de l’année à venir.
- Malgré des inquiétudes liées aux coûts, le Pentagone augmente la production des missiles intercepteurs PAC-3 et THAAD.
Le Pentagone a conclu un accord important avec le sous-traitant de défense Lockheed Martin, obtenant un contrat de 4,7 milliards de dollars (4,01 milliards d’euros) pour l’accélération de la production de missiles intercepteurs PAC-3. Ce contrat s’appuie sur un accord-cadre annoncé plus tôt cette année et permettra à Lockheed Martin de livrer un nombre record de ces intercepteurs éprouvés au combat aux forces américaines et alliées au cours de l’année à venir.
Améliorations de la capacité de production
Lockheed Martin souligne que ses investissements dans les installations, la formation du personnel et l’optimisation de la chaîne d’approvisionnement sont des facteurs clés permettant cette augmentation de la capacité de production. Le président de la division Missiles et Contrôle de tir de l’entreprise, Tim Cahill, a mis en avant leur engagement à fournir des munitions essentielles pour soutenir les combattants et les alliés.
L’intercepteur PAC-3 Missile Segment Enhancement utilise des autodirecteurs fabriqués par Boeing pour identifier et suivre diverses menaces, notamment les missiles balistiques, les armes hypersoniques et les aéronefs hostiles. Une fois que l’autodirecteur a verrouillé une cible, le missile intercepteur hautement manœuvrable, propulsé par un moteur-fusée à propergol solide à deux impulsions, intercepte et neutralise directement la menace.
Plus en plus d’intérrogations
Boeing a récemment annoncé son propre accord avec le département de la Défense visant à tripler la production de têtes chercheuses PAC-3. Cela s’inscrit dans la lignée de l’accord-cadre conclu en janvier par Lockheed Martin, qui visait à faire passer la production annuelle d’intercepteurs PAC-3 d’environ 600 à 2 000 unités sur sept ans.
Ces annonces de contrats interviennent alors que l’on s’interroge de plus en plus sur la dépendance de l’armée américaine à l’égard d’intercepteurs coûteux pour contrer des munitions relativement peu onéreuses. Il convient notamment de noter que les drones iraniens Shahed ont un coût moyen de 35 000 dollars (29.844 euros), contre un prix estimé à 4 millions de dollars (3,41 millions d’euros) pour un intercepteur PAC-3. Cette disparité de coûts flagrante met en évidence le désavantage économique potentiel lié à la lutte contre de telles menaces.
Augmentation de la production
Malgré ces préoccupations, le Pentagone a également pris des mesures pour augmenter la production de tête chercheuse infrarouge pour l’intercepteur THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) grâce à des accords avec BAE Systems et Lockheed Martin. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un accord conclu en janvier entre le Pentagone et Lockheed Martin visant à quadrupler la production annuelle d’intercepteurs THAAD, la faisant passer de 96 à 400.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

