L’OCDE vient de calculer le nombre d’emplois détruits par l’automatisation, et ses résultats sont plutôt optimistes

L’Organisation de Coopération et de Développement Economique(OCDE) vient de publier un rapport analysant l’impact de l’automatisation surles emplois dans 32 pays. Il affirme que 14 % des emplois sont hautementautomatisables, autrement dit, que le pourcentage de chances qu’ils soientautomatisés dépasse 70 %.

Seloncette étude, 32 % des emplois mondiaux devront être transformés, et lestravailleurs devront être reformés à cet effet. Le problème, c’est que ce sontles employés avec les emplois les moins automatisés qui sont les plusvolontaires pour suivre une formation. Les travailleurs qui risquent le plus deperdre leur emploi manifestent moins d’intérêt pour obtenir une nouvellequalification.

D’autres études, d’autres résultats

Les résultats de cette étude sont néanmoins remarquables à l’aunedes conclusions des études précédentes. Unerecherche menée en 2016 par la même Organisation avait trouvé que 9 % desemplois mondiaux étaient confrontés à « un degré élevé d’automobilité ».

Mais dans ce domaine, l’étude la plus connue est sans doutecelle qui a été menée par leschercheurs de l’université d’Oxford Carl Frey et Michael Osborne en 2013,et qui était parvenue à la conclusion que 47 % des emplois américains risquaientd’être détruits par l’automatisation. De même, un rapportde McKinsey de novembre dernier avait prédit que 400 à 800 millions d’emploisdans le monde seraient automatisés d’ici 2030.

Autant de résultats… que d’études

Les écarts énormes entre cette nouvelle étude de l’OCDE, etles estimations des chercheurs de l’Université d’Oxford, ou de cellesde McKinsey, témoignent de la difficulté à prédire l’avenir et l’impact del’automatisation. En fait, de nombreuses organisations, incluant desentreprises, des groupes de réflexions et les institutions de recherche, onttenté d’évaluer cet impact, et toutes ont abouti à des résultats différents.Les chercheurs de la MIT Technology Review concluent même qu’il y a autant de résultats différentsdans ce domaine, que d’études : personnen’est d’accord sur le nombre des pertes d’emplois liés à la robotisation età l’adoption de l’intelligence artificielle.

Dès lors, la seule et unique conclusion qui s’impose est lasuivante : nous n’avons aucune idée du nombre d’emplois qui seront détruits parcette révolution technologique.