Principaux renseignements
- Iran se dit prêt à faire des compromis afin de parvenir à un accord nucléaire avec les États-Unis.
- Des discussions indirectes entre les États-Unis et l’Iran sont en cours, ce qui permet d’envisager avec un optimisme prudent la conclusion d’un accord potentiel.
- Si l’Iran fait preuve de souplesse en proposant la dilution de l’uranium, des incertitudes subsistent quant à la levée de sanctions spécifiques et aux exportations potentielles d’uranium.
L’Iran se dit prêt à faire des compromis pour parvenir à un accord nucléaire avec les États‑Unis. Le vice-ministre des Affaires étrangères Majid Takht-Ravanchi a déclaré, dans une interview accordée à la BBC, que l’Iran est ouvert à des négociations, tout en soulignant qu’il revient désormais aux États-Unis de faire preuve d’une volonté sincère de parvenir à un accord.
Takht-Ravanchi s’est montré optimiste quant à la possibilité d’un accord si les deux parties s’engagent sincèrement dans le processus. Il a souligné que des discussions indirectes entre les États-Unis et l’Iran avaient eu lieu au début du mois de février à Oman, et qu’un deuxième cycle était prévu le 17 février à Genève. Tout en qualifiant la première réunion de prudemment positive, Takht-Ravanchi a reconnu qu’il était trop tôt pour tirer des conclusions.
Flexibilité
Le diplomate iranien a mis en avant la proposition de Téhéran de diluer l’uranium enrichi à 60 pour cent comme preuve de la flexibilité de l’Iran. Il a souligné que ce niveau était proche de celui requis pour la fabrication d’armes, mais a réfuté les accusations selon lesquelles la République islamique cherchait à se doter de l’arme nucléaire. Takht-Ravanchi a réitéré la volonté de l’Iran de discuter des questions liées à son programme nucléaire si les États-Unis étaient prêts à aborder la question des sanctions.
Discuter des sanctions
Tout en refusant de préciser si l’Iran demanderait la levée de toutes les sanctions ou seulement de certaines d’entre elles, Takht-Ravanchi a également évité de confirmer si l’Iran pourrait exporter ses stocks d’uranium hautement enrichi comme il l’avait fait dans le cadre de l’accord de 2015. Il a déclaré qu’il était trop tôt pour prédire l’issue des négociations.
Ces développements diplomatiques interviennent dans un contexte de tensions accrues suite à la répression des manifestations nationales en Iran le mois dernier et aux avertissements du président américain Donald Trump concernant une éventuelle action militaire si les négociations échouaient.
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