L’Iran et les États-Unis font un pas vers un accord nucléaire


Principaux renseignements

  • L’Iran et les États-Unis sont parvenus à un accord à Genève sur les « principes directeurs » qui doivent servir de base à un éventuel nouvel accord nucléaire.
  • Malgré les progrès diplomatiques, les points de vue restent très divergents et les deux pays maintiennent clairement les options militaires sur la table.
  • Les discussions se déroulent dans un contexte de tensions régionales croissantes et de présence militaire américaine accrue dans la région du Golfe.

Les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord lors des discussions à Genève sur une série de principes directeurs. Ceux-ci doivent servir de base à un accord plus large sur le programme nucléaire iranien. C’est ce qu’a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, à l’issue des discussions, qui ont été médiées par Oman. Les deux pays ont toutefois indiqué que leurs positions restaient très divergentes et que les options militaires n’étaient pas encore écartées.

Les tensions croissantes dans la région du Golfe ont été à l’origine de ces discussions. Les États-Unis y ont déployé des moyens militaires supplémentaires et continuent de menacer ouvertement Téhéran de sanctions.

Percée diplomatique

Le ministre iranien Aragchi a déclaré que les deux pays s’étaient mis d’accord sur certains principes de base, à partir desquels un accord pourrait être élaboré. Il a jugé les récentes discussions plus constructives que celles du premier cycle. Il a toutefois répété qu’il faudrait du temps pour aplanir leurs divergences.

JD Vance, le vice-président américain, a brossé un tableau mitigé. Il a confirmé que des progrès avaient bien été réalisés, mais que Téhéran n’était pas encore prêt à reconnaître toutes les « lignes rouges » du président Trump. C’est ce qu’il a déclaré lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision américaine Fox News. Trump a déjà clairement indiqué à plusieurs reprises que l’Iran ne devait pas développer d’arme nucléaire. Il a également souligné que la diplomatie ne se poursuivrait pas indéfiniment.

La levée des sanctions américaines est cruciale pour l’Iran. Les Iraniens ont clairement indiqué que l’allègement des sanctions devait être un élément fondamental de tout accord. Si elles ne parviennent pas à conclure cet accord, celui-ci sera, selon l’Iran, politiquement irréalisable.

Pression militaire

La pression militaire pendant les pourparlers diplomatiques est indéniable. Selon des images satellites, l’USS Abraham Lincoln, un porte-avions américain, se trouve à seulement quelques centaines de kilomètres de la côte iranienne. Il transporte à son bord des dizaines d’avions de combat.

Avant les négociations, Trump a déclaré que si aucun accord n’était conclu, l’Iran ne voudrait pas en subir les conséquences. Le dirigeant iranien Ali Khamenei a réagi à ces menaces. Il a déclaré que l’Iran disposait d’armes capables de couler un navire de guerre américain.

Tensions régionales

Les tensions ne se limitent pas à la table des négociations. Le Corps des gardiens de la révolution islamique iranienne a commencé des exercices militaires dans le détroit d’Ormuz. Cette voie navigable est un passage crucial pour le transport mondial de gaz et de pétrole. Dans le passé, les politiciens iraniens ont menacé de bloquer ce détroit si la situation venait à s’aggraver.

L’Occident exprime également ses inquiétudes concernant le programme nucléaire iranien. Il craint que celui-ci ne vise à développer une arme nucléaire, ce que Téhéran nie jusqu’à présent. Le président iranien Pezeshkian a déclaré mardi dernier que l’Iran ne travaillait absolument pas sur des armes nucléaires et qu’il était ouvert à un contrôle international.

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