Principaux renseignements
- Oleg Deripaska propose une journée de travail de 12 heures, six jours par semaine, pour relever les défis économiques de la Russie.
- Deripaska estime que cet allongement du temps de travail permettra de tirer parti de la résilience historique de la Russie pour accélérer la transformation économique.
- Il cite le coût élevé de l’énergie et un climat d’investissement défavorable comme facteurs supplémentaires entravant le progrès économique de la Russie.
Oleg Deripaska, un industriel russe de premier plan, a proposé une solution radicale à ce qu’il perçoit comme les défis économiques actuels de la Russie. Il préconise une journée de travail de 12 heures, six jours par semaine, estimant que c’est le seul moyen de surmonter les ressources limitées du pays et de mener à bien une « transformation difficile ».
La résilience historique du peuple russe
Deripaska met en avant la résilience historique du peuple russe et sa capacité à travailler plus dur dans les moments difficiles. Il considère cet allongement du temps de travail comme un facteur clé pour accélérer la transition économique.
Sa proposition intervient alors que la pression sur l’économie russe s’intensifie, alimentée par des années de sanctions occidentales et les répercussions de la guerre en cours. La croissance du PIB du pays oscille autour de 1 pour cent, tandis que l’inflation se maintient à environ 6 pour cent et que les taux d’intérêt atteignent 16 à 20 pour cent.
Critiques à l’égard de la politique russe
Deripaska reconnaît que ces difficultés économiques ne sont pas propres à la Russie, mais s’inscrivent dans un changement mondial plus large. Il décrit ce changement comme une transition d’opportunités mondiales généralisées vers des opportunités régionales plus limitées, faisant potentiellement allusion aux tensions géopolitiques, telles que le conflit au Moyen-Orient. Il a déjà exprimé ses inquiétudes quant aux conséquences négatives potentielles de la guerre pour la Russie.
Malgré la hausse actuelle des prix des ressources énergétiques telles que le pétrole, le gaz et les engrais, Deripaska soutient que le coût élevé de l’énergie conduira à terme à un ralentissement économique mondial prolongé, qui aura inévitablement des répercussions sur la Russie.
Dans sa récente déclaration, il a également critiqué les politiques de la Banque centrale russe, citant « une politique monétaire restrictive, les taux bancaires et le renforcement inutile du rouble ». En outre, il a souligné que les actions des forces de sécurité russes nuisaient aux investissements, tant nationaux qu’étrangers, en sapant les institutions juridiques.
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