Principaux renseignements
- L’activité manufacturière de la zone euro s’est encore contractée en décembre, signalant un affaiblissement de la demande de produits manufacturés.
- Les entreprises hésitent à investir dans la croissance en raison de l’incertitude économique.
- Alors que l’Allemagne a été à l’origine du déclin, la France a connu une hausse de l’activité manufacturière.
L’indice PMI manufacturier HCOB de la zone euro est passé de 49,6 en novembre à 48,8, atteignant ainsi son point le plus bas depuis neuf mois. La baisse est le signe d’un affaiblissement de la demande de produits manufacturés dans la zone euro.
Indicateurs de ralentissement
Plusieurs indicateurs témoignent de ce ralentissement : une forte baisse des nouvelles commandes, une diminution du carnet de commandes et une baisse persistante des stocks. Les économistes suggèrent que les entreprises hésitent à investir dans la croissance pour l’année à venir en raison de l’incertitude économique.
Le sous-indice de la production est également tombé sous la barre des 50, indiquant une contraction de la production pour la première fois depuis février. La demande d’exportations a souffert, avec la plus forte baisse depuis près d’un an.
France fait figure d’exception
Parmi les huit pays étudiés, l’Allemagne, la plus grande économie de l’Union européenne, a enregistré la plus faible performance. L’Italie et l’Espagne sont également retombées dans la zone de contraction. La France fait figure d’exception, avec un PMI manufacturier qui a atteint son plus haut niveau depuis 42 mois.
Hausse des coûts
Les pressions sur la chaîne d’approvisionnement sont réapparues, entraînant un allongement des délais de livraison des fournisseurs et contribuant à l’accélération de l’inflation du coût des intrants.
Malgré la hausse des coûts, les fabricants ont continué à réduire les prix de leurs produits afin de stimuler la demande. La faiblesse persistante de la demande a conduit les usines à supprimer des emplois pour le 31e mois consécutif.
Pour l’avenir, les experts estiment que le secteur manufacturier de la zone euro aura fort à faire en 2026. Toutefois, ils suggèrent que des politiques fiscales expansionnistes pourraient apporter un certain soutien. (fc)
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