Principaux renseignements
- L’industrie flamande de la défense a connu une croissance remarquable en 2025, les demandes de permis pour des biens militaires atteignant 776,5 millions d’euros.
- La rationalisation des procédures grâce à des permis combinés a largement contribué à cette augmentation, tout en maintenant des contrôles stricts sur les transactions sensibles.
- Les projets à grande échelle et la participation accrue de nouvelles entreprises ont encore stimulé l’expansion du secteur flamand de la défense.
L’industrie flamande de la défense connaît une croissance substantielle. En 2025, la valeur totale des demandes de permis pour des biens militaires a atteint 776,5 millions d’euros, soit près de quatre fois le montant enregistré en 2024. Cette forte augmentation peut être attribuée à quelques projets importants et à l’introduction de permis plus flexibles.
Succès du plan flamand de défense
Le ministre-président Matthias Diependaele (N-VA) a souligné le succès du plan flamand de défense, affirmant qu’il vise à renforcer les capacités de défense de la Belgique. « Les chiffres relatifs aux demandes de permis démontrent la forte croissance du secteur en 2025 », a-t-il déclaré.
La mise en place de permis combinés a largement contribué à cette croissance. Ces permis offrent davantage de flexibilité aux entreprises et ont entraîné une augmentation notable de leur adoption : les permis globaux sont passés de 3 à 7, tandis que les permis combinés ont bondi de 4 à 12. Les entreprises estiment la valeur prévue de leurs exportations pour les trois prochaines années lorsqu’elles demandent des permis combinés, ce qui se reflète dans les statistiques de 2025. Par conséquent, les chiffres pour les deux années suivantes pourraient être inférieurs.
Simplification des procédures et contrôle
Cette approche simplifie les procédures administratives, renforce la sécurité juridique et accélère les processus sans compromettre le contrôle. Le Service de contrôle des biens stratégiques (dCSG) continue de surveiller rigoureusement les permis pour les transactions et les destinations sensibles.
Diependaele a souligné que de plus en plus d’entreprises flamandes demandent des permis pour des produits liés à la défense. « Le décret révisé sur le commerce des armes établit un équilibre efficace entre la simplification des procédures et le contrôle strict des transactions sensibles », a-t-il expliqué.
Grands projets exceptionnels
La croissance enregistrée en 2025 a également été alimentée par quelques grands projets exceptionnels, notamment un permis de 120 millions d’euros accordé à l’Équateur et un contrat de 80 millions d’euros pour la défense belge. Si le nombre total de demandes de permis a légèrement diminué, passant de 652 à 640, le nombre de dossiers liés aux produits de défense a augmenté de 25 pour cent.
En outre, ces dossiers concernaient principalement des projets industriels de défense d’une valeur considérablement plus élevée, ce qui explique l’augmentation substantielle du montant total.
Des lignes directrices et des conseils clairs
Il est à noter qu’aucune demande de permis n’a été refusée en 2025. Diependaele attribue ce succès à des lignes directrices claires et aux conseils intensifs fournis par le dCSG, qui ont permis aux entreprises de mieux comprendre les exigences relatives à leurs dossiers.
L’année a également été marquée par une forte augmentation des mouvements vers la Flandre : les dossiers d’importation ont doublé, passant de 6 à 12, et les transferts ont augmenté de 12 à 29, tandis que le transit est resté relativement stable (8 dossiers contre 7 en 2024).
Les principaux utilisateurs finaux sont restés les États-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Les exportations vers l’Ukraine sont restées stables. En outre, neuf entreprises ont fait leur entrée sur le marché de la défense en 2025, recevant une autorisation préliminaire pour demander des permis pour des produits classifiés militaires. Le dCSG soutient les entreprises flamandes qui aspirent à entrer dans ce secteur.
Stratégie flamande en matière d’innovation et d’industrie pour la sécurité et la défense
Enfin, le gouvernement flamand lance la stratégie flamande d’innovation et d’industrie pour la sécurité et la défense (VISD). Cette stratégie met l’accent sur l’innovation et le développement dans les secteurs de la sécurité et de la défense plutôt que sur la production d’armes en série. « Cette politique vise à soutenir les entreprises dans la recherche, le développement et la production de technologies liées à la défense », a conclu Diependaele. « Avec la VISD, le gouvernement flamand cherche à stimuler l’innovation et le développement dans le secteur de la sécurité et de la défense. »
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