L’industrie belge demande une étude sur la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires


Principaux renseignements

  • Les grands consommateurs industriels d’électricité plaident en faveur d’une prolongation de la durée de vie opérationnelle des centrales nucléaires belges afin de renforcer la sécurité énergétique et de réduire potentiellement les coûts.
  • Febeliec estime qu’une étude formelle est nécessaire pour déterminer la faisabilité du maintien en service des sept réacteurs au-delà de leurs calendriers d’arrêt actuels.
  • Bien qu’Engie ait rejeté la proposition en la jugeant irréalisable, Febeliec exhorte le gouvernement à intervenir si nécessaire pour garantir la poursuite des recherches sur la prolongation de la durée de vie des centrales.

Les grands consommateurs industriels d’électricité en Belgique plaident en faveur d’un examen approfondi de la prolongation de la durée de vie opérationnelle des centrales nucléaires du pays. Febeliec, qui représente les industries à forte intensité énergétique telles que la chimie et la sidérurgie, estime qu’une étude formelle est nécessaire pour déterminer la faisabilité du maintien en service des sept réacteurs au-delà de leurs calendriers d’arrêt actuels. Actuellement, seuls Doel 4 et Tihange 3, les réacteurs les plus récents, sont opérationnels avec une prolongation de 10 ans jusqu’en 2035.

Engie

Febeliec soutient qu’Engie, l’exploitant de ces centrales, entrave la poursuite des recherches en raison de sa position dominante sur le marché. L’organisation souligne que l’accent devrait être mis sur la préservation des capacités nucléaires de la Belgique plutôt que sur la priorité accordée aux intérêts d’Engie. L’expert en énergie Andreas Tirez suggère que si Engie refuse de coopérer, le gouvernement devrait autoriser d’autres entités à mener l’étude.

L’organisation soutient que la prolongation de l’exploitation d’un plus grand nombre de centrales nucléaires renforcerait la sécurité énergétique et réduirait la dépendance vis-à-vis des importations de gaz, une préoccupation amplifiée par la récente instabilité géopolitique. Elle estime que les prix de l’électricité pourraient baisser de manière significative, permettant aux consommateurs d’économiser jusqu’à 2 milliards d’euros par an.

Défis pratiques

Cependant, Engie rejette cette proposition, la jugeant irréalisable. Un porte-parole de l’entreprise souligne les coûts substantiels, les délais importants et les défis techniques et de sécurité potentiels liés à la remise en service de réacteurs fermés. Certaines installations sont déjà en cours de démantèlement, tandis que d’autres se heurtent à des obstacles structurels ou réglementaires.

Febeliec soutient qu’une intervention du gouvernement pourrait s’avérer nécessaire si Engie ne réagit pas. L’association cite des précédents où des exploitants ont été contraints de prolonger l’exploitation de centrales nucléaires en échange d’une compensation.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Plus