L’hormone du câlin empêche l’infidélité

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L’ocytocine, aussi connu comme «l’hormone du câlin », aurait l’effet inverse d’un philtre d’amour, rapporte Motherboard Vice. Selon ce site, les hommes à qui on administre de l’ocytocine, sont moins tentés de tromper leur partenaire, et manifestent davantage le désir d’une relation monogame.

L’ocytocine est surtout connue pour le rôle qu’elle joue dans la relation mère enfant. Mais elle joue également un rôle de premier plan dans les relations sexuelles, l’orgasme, et même la relation de couple.

Une étude de l’université Bar-Ilan d’Israël a découvert une corrélation positive entre l’ocytocine et la réussite de nouveaux couples. Les chercheurs ont mesuré la quantité d’ocytocine présente dans le sang de 120 personnes âgées d’une vingtaine d’années engagées dans une relation amoureuse récente. 6 mois plus tard, ils ont vérifié à nouveau ce niveau. Ils ont constaté que ceux qui étaient toujours avec le même partenaire présentaient des niveaux plus élevés d’ocytocine, parfois de l’ordre du double. Les chercheurs ont remarqué que ces personnes étaient aussi plus câlines à l’égard de leur partenaire, manifestant le besoin de le toucher plus souvent, et établissant avec lui un contact oculaire plus soutenu. L’étude conclut que l’ocytocine pourrait améliorer la relation des couples en difficulté, et que l’hormone pouvait servir d’indicateur très fiable de l’avenir d’une relation au début de celle-ci.

Cette semaine, un groupe de neuroscientifiques allemands a repris les résultats de cette étude et l’a prolongée, en découvrant que non seulement l’ocytocine aide à bâtir la relation affective entre deux personnes, mais elle a également tendance à empêcher les hommes de rechercher une autre partenaire ailleurs.

Les chercheurs de l’Université de Bonn on administré ou bien une dose d’ocytocine, ou bien un placebo, à 57 hommes dont la moitié étaient en couple, et observé comment ils réagissaient à la présence d’une jolie femme. Celle-ci était invitée à se mouvoir dans la pièce, pour se rapprocher d’eux, puis s’en éloigner, afin de tester leur réaction à sa proximité. Les scientifiques ont ensuite demandé aux hommes quelle était la distance qu’ils avaient jugée adéquate avec cette femme. Ils ont constaté que les hommes en couple cherchaient à se tenir à plus grande distance d’elle par rapport aux hommes célibataires.

Les chercheurs concluent que la libération d’ocytocine est stimulée dans les relations monogames, et qu’elle pourrait favoriser le maintien du couple en empêchant les hommes de s’intéresser aux autres femmes. « De cette manière, l’ocytocine pourrait contribuer à promouvoir la fidélité dans les relations monogames humaines », écrivent-ils.