La guerre au Moyen-Orient fait grimper les prix de l’énergie. Afin de protéger le pouvoir d’achat des citoyens européens, l’Europe prend actuellement des mesures pour atténuer l’impact de la crise énergétique.
Principaux renseignements
- La guerre au Moyen-Orient fait grimper les prix de l’énergie, le prix du gaz passant d’environ 32 à environ 62 euros par mégawattheure.
- L’Europe souhaite désormais prendre des mesures pour atténuer l’impact sur le pouvoir d’achat, telles que des réductions d’impôts sur l’électricité, une baisse des coûts de réseau et des aides d’État ciblées.
- Il est difficile de trouver une solution uniforme pour tous les États membres en raison des différences de politiques énergétiques, des capacités budgétaires et des divergences d’opinion concernant le système européen d’échange de quotas d’émission.
Contexte : Les prix de l’énergie sont actuellement en forte hausse.
- Le prix de gros d’un mégawattheure de gaz s’élève actuellement à 62 euros par mégawattheure, contre environ 32 euros par mégawattheure au début du conflit militaire en Iran.
- La hausse des prix s’est accélérée cette semaine après que l’Iran a lancé des attaques de missiles contre la ville industrielle de Ras Laffan au Qatar, le plus grand hub d’exportation de GNL au monde.
- Les experts en énergie préviennent quant à eux que si le conflit s’étend au-delà de la région du Golfe et vise les infrastructures énergétiques dans d’autres parties du monde, comme l’Europe ou les États-Unis, les conséquences pourraient être catastrophiques.
L’Europe prend des mesures
Dans l’actualité : les dirigeants de l’UE ont demandé à la Commission européenne d’élaborer, en collaboration avec les États membres, des mesures ciblées et temporaires.
- Les gouvernements européens souhaitent ainsi éviter que la crise énergétique européenne de 2022 ne se reproduise, lorsque les prix avaient atteint des sommets historiques après que la Russie eut interrompu ses livraisons de gaz. À son apogée, le prix du gaz avait grimpé à environ 350 euros par mégawattheure, ce qui reste bien supérieur au niveau actuel du prix sur le marché de gros.
- Parmi les solutions envisageables figurent une baisse des taxes sur l’électricité, une réduction des coûts de réseau et le recours à des aides d’État pour amortir les hausses de prix.
- Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a également fait remarquer après un sommet européen que la différence de taxation entre l’électricité et le gaz est parfois trop importante. « Dans certains cas, l’électricité est taxée jusqu’à 15 fois plus lourdement que le gaz, et cela n’est pas acceptable », a-t-elle déclaré.
Une solution adaptée à chaque État membre ?
Mais il reste difficile de trouver une solution adaptée à tous les États membres de l’Union européenne.
- Les États membres ont des politiques énergétiques et des capacités budgétaires différentes, ce qui risque de créer des divisions. Des mesures de soutien supplémentaires peuvent s’avérer difficiles à mettre en œuvre, en particulier pour les pays financièrement plus fragiles, d’autant plus que les dépenses de défense augmentent également.
- En outre, il existe un désaccord sur les éventuelles modifications du système européen d’échange de quotas d’émission, qui vise à réduire les émissions de CO2 mais qui influence également les prix de l’énergie.
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