Les villes flamandes prévoient de vendre 1,8 milliard d’euros d’actifs publics


Principaux renseignements

  • Les villes et communes flamandes prévoient de vendre pour 1,8 milliard d’euros de terrains et de bâtiments afin d’augmenter leurs recettes et de réduire leurs dépenses.
  • La hausse des coûts et la flexibilité budgétaire limitée obligent les communes à envisager la privatisation et l’externalisation de certains services.
  • La vente ou la réaffectation d’actifs s’inscrit dans un plan stratégique à long terme visant à trouver un équilibre entre la viabilité financière.

Les villes et communes flamandes envisagent de vendre à grande échelle des actifs publics. C’est ce que rapporte Belga. Une analyse récente des plans pluriannuels municipaux révèle que les autorités locales ont l’intention de vendre environ 1,8 milliard d’euros de terrains et de bâtiments dans les années à venir. Cela représente une augmentation significative, d’environ 22 pour cent, par rapport au mandat administratif précédent.

Les moteurs de la vente d’actifs

Ces ventes sont motivées par deux facteurs : la nécessité de générer des revenus indispensables et la réduction des dépenses courantes. Les municipalités recherchent des moyens innovants pour équilibrer leurs budgets dans un contexte de hausse des coûts et de flexibilité budgétaire limitée. De nombreux conseils municipaux envisagent la privatisation ou l’externalisation de services traditionnellement gérés en interne, tels que le nettoyage, l’entretien des parcs et l’exploitation des piscines. Cette tendance à l’externalisation est évidente dans les plans pluriannuels de diverses municipalités.

Les ventes portent sur un large éventail de biens immobiliers, allant de monuments historiques à des bâtiments plus courants. Parmi les exemples notables, citons l’hôtel de ville historique de Bruges et la bibliothèque de Kinrooi. Gand a identifié plus de 100 biens immobiliers susceptibles d’être vendus, loués, convertis en logements sociaux ou donnés en location. Schilde met une église sur le marché, tandis que Malines arrive en tête avec environ 124 millions d’euros de biens immobiliers destinés à être cédés.

Approche stratégique de la gestion des actifs

Les responsables municipaux soulignent que ces mesures ne sont pas simplement des solutions à court terme, mais s’inscrivent dans un plan stratégique plus large et à long terme. La vente ou la réaffectation des actifs doit être mûrement réfléchie dans le cadre d’une approche globale qui concilie la viabilité financière et la préservation du patrimoine communautaire.

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