Principaux renseignements
- Les sanctions occidentales ont paralysé le secteur du transport aérien long-courrier russe en clouant au sol plus d’un tiers de sa flotte d’appareils gros-porteurs.
- Les compagnies aériennes peinent à respecter leurs horaires et à répondre à la demande en raison du manque de pièces de rechange pour les avions étrangers.
- La Russie se tourne vers la production nationale de l’Il-96-300 et réactive des modèles plus anciens pour pallier le manque d’avions long-courriers.
Les sanctions occidentales ont eu un impact significatif sur le secteur du transport aérien long-courrier russe, immobilisant plus d’un tiers de sa flotte d’appareils gros-porteurs en raison d’une pénurie de pièces détachées. Avec seulement 60 des 93 avions long-courriers de fabrication étrangère en état de marche, les compagnies aériennes russes ont du mal à maintenir leurs horaires de vol et à répondre à la demande des passagers.
Accès limité aux pièces de rechange
La pénurie de moteurs et de pièces pour ces avions est aggravée par leur présence limitée à l’échelle mondiale, ce qui les rend à la fois coûteux et difficiles à trouver. Malgré les efforts déployés pour réparer les moteurs en Iran, les progrès ont été lents. Aeroflot, la plus grande compagnie aérienne russe, a décidé d’étendre son contrat de location avec équipage avec iFly, ajoutant un autre Airbus A330 pour compenser les avions cloués au sol.
D’autres compagnies aériennes sont confrontées à des défis similaires : AzurAir n’exploite que six de ses onze avions long-courriers, tandis que Severny Veter et Utair n’exploitent qu’une fraction de leurs flottes respectives. RedWing est confrontée à des limitations avec un seul B-777 opérationnel sur trois, et les deux A330 d’iFly sont immobilisés en raison de problèmes techniques.
Se tourner vers la production nationale
Le ministère des Transports avait précédemment prévu une baisse du nombre d’avions long-courriers de fabrication étrangère d’ici 2030, mais les chiffres actuels se rapprochent déjà de ces prévisions. Les transporteurs russes se tournent désormais vers la production nationale d’avions Il-96-300 comme solution potentielle. Alors que les plans initiaux prévoyaient 14 avions d’ici 2030, les retards récents ont repoussé la date de livraison à 2035 et augmenté l’objectif de production global à 23 appareils.
Confronté à un accès limité aux nouveaux avions, le secteur de l’aviation civile russe s’est tourné vers la remise en service d’anciens modèles entreposés. Douze avions précédemment mis hors service, dont des modèles Tupolev Tu-204 et Tu-214, Antonov An-148 et Ilyushin Il-96, sont en cours de restauration pour être remis en service commercial. Début 2026, dix de ces avions ont repris du service, et des transporteurs tels que Red Wings les ont intégrés à leur flotte. (fc)
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