Principaux renseignements
- Le conflit entre les États-Unis et l’Iran menace considérablement la stabilité économique mondiale en raison de la perturbation de la production énergétique. C’est ce qu’affirme Fabio Panetta, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).
- Les banquiers centraux à travers l’Europe expriment une inquiétude croissante quant au fait que l’impact de la guerre sur l’économie de la zone euro pourrait être plus grave que prévu.
- La BCE reste prudente quant à ses décisions en matière de taux d’intérêt, choisissant de surveiller attentivement les données économiques avant d’agir.
Selon Panetta le conflit en cours entre les États-Unis et l’Iran a un impact négatif significatif sur l’économie mondiale. Il a souligné que même si les hostilités cessaient rapidement, le retour à une production énergétique normale serait progressif. Cette perturbation des chaînes d’approvisionnement énergétiques mondiales, exacerbée par les suspensions de la production d’hydrocarbures dans certains pays du Golfe, aura des conséquences durables sur les marchés internationaux.
Inquiétudes croissantes
Les inquiétudes de Panetta concernant les répercussions économiques de la guerre sont partagées par d’autres responsables de la BCE. Ils avertissent que le scénario de base pour l’Europe pourrait ne plus être pertinent, car les deux scénarios défavorables précédemment décrits dans les projections macroéconomiques de la BCE sont désormais plus probables. Le scénario le plus grave prévoit un report de la reprise jusqu’en 2027 en raison des dommages causés aux infrastructures.
D’autres responsables de banques centrales, notamment en Irlande et en Slovénie, ont également exprimé des craintes similaires. Gabriel Makhlouf a déclaré qu’une guerre prolongée entraînerait des résultats plus défavorables pour l’économie de la zone euro que prévu initialement, tandis que Primoz Dolenc a suggéré que le scénario défavorable pourrait devenir le nouveau scénario de base.
Une hausse des taux d’intérêt en avril ?
Concernant la prochaine réunion de la BCE sur les taux d’intérêt en avril, Gediminas Simkus, un autre membre du Conseil des gouverneurs, a souligné la nécessité de faire preuve de prudence. Il a reconnu qu’il était prématuré de déterminer la ligne de conduite appropriée en raison de l’évolution rapide de la situation en Iran.
Simkus et ses collègues sont prêts à agir, mais suivront de près les données économiques avant de prendre toute décision. Ils reconnaissent que les prévisions concernant la trajectoire future du conflit et ses conséquences finales restent incertaines. (fc)
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