Principaux renseignements
- Les entreprises ont un besoin urgent de directives claires concernant les principales exigences de conformité du futur règlement européen sur les emballages et les déchets d’emballages.
- Malgré les progrès réalisés précédemment par le secteur, le flou réglementaire freine les investissements et nuit à l’efficacité opérationnelle.
- Des lignes directrices harmonisées émanant des institutions européennes sont essentielles pour assurer une transition en douceur vers des emballages durables et éviter de perturber le marché unique.
Alors que le règlement européen sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR) doit entrer en vigueur le 12 août 2026, les entreprises sont confrontées à un manque criant de clarté concernant les principales exigences de conformité. Malgré les efforts proactifs de l’industrie en faveur de la circularité, des incertitudes persistent. L’industrie utilise des emballages recyclables et soutient des systèmes efficaces de gestion des déchets. Elle augmente également la teneur en matériaux recyclés et propose des options de boissons réutilisables.
Le secteur européen des boissons non alcoolisées, UNESDA, a déjà franchi des étapes importantes : la recyclabilité à 100 pour cent des emballages est atteinte ou en voie de l’être, des systèmes de consigne (DRS) sont en place dans 16 pays de l’UE et d’autres sont à venir, et l’utilisation de PET recyclé dans les bouteilles en plastique a dépassé l’objectif fixé pour 2025.
Ambiguïté
Malgré leur participation active à l’élaboration de la phase de mise en œuvre du PPWR et à la proposition de solutions pratiques, les entreprises sont confrontées à des défis opérationnels en raison de l’absence de directives claires. Ce manque de clarté entrave leur capacité à planifier leurs investissements. De plus, il devient difficile de se préparer à la mise en conformité et de maintenir l’efficacité de leurs opérations. Cela nuit en fin de compte à leur compétitivité.
La future communication juridique sur le PPWR apportera sans doute quelques éclaircissements. Elle ne dissipera toutefois probablement pas toutes les incertitudes. Les institutions de l’UE doivent fournir des orientations harmonisées en temps utile pour garantir une transition en douceur. Elles doivent également veiller à ce que le marché intérieur ne soit pas compromis.
Action immédiate s’impose
Tout d’abord, une approche uniforme concernant les PFAS présents dans les emballages destinés à entrer en contact avec des denrées alimentaires dans tous les États membres est essentielle pour garantir une mise en œuvre cohérente et la libre circulation des marchandises. En outre, il est urgent de disposer de lignes directrices pour les groupes d’emballages en plastique à usage unique avant 2027. Cela permettra aux entreprises d’adapter leurs emballages avant la date limite de 2030. Ainsi, elles pourront éviter d’éventuels problèmes d’approvisionnement et des coûts de transition élevés.
Troisièmement, des lignes directrices claires concernant les dérogations fondées sur le contexte national sont cruciales. Elles permettent de reconnaître les progrès déjà réalisés par certains États membres dans l’amélioration de la circularité des emballages de boissons. Ces progrès reposent sur des systèmes de collecte et de recyclage efficaces. Cela permettra aux entreprises de prendre des décisions d’investissement éclairées.
L’urgence de la situation exige une action immédiate de la part de toutes les institutions de l’UE. Une clarté réglementaire est primordiale. Cela contribuera à alléger les défis opérationnels urgents auxquels les entreprises doivent faire face. Elle contribuera également à assurer une transition réussie vers un avenir plus durable en matière d’emballages.
(jw)(fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

