Principaux renseignements
- L’intervention militaire américaine au Venezuela a entraîné une baisse des prix du pétrole.
- Malgré les importantes réserves de pétrole du Venezuela, sa capacité de production limitée minimise son impact global sur les marchés pétroliers.
Les prix du pétrole ont d’abord légèrement reculé après la récente action militaire américaine au Venezuela. Ils ont ensuite brièvement rebondi, repassant juste au-dessus de 61 dollars le baril, avant de repartir à la baisse. Lundi matin vers 9h48, le Brent s’échangeait à 59,97 dollars le baril, soit une baisse de 1,28 pour cent. Le WTI perdait 1,41 pour cent, à 56,51 dollars le baril.
Action militaire
Les investisseurs évaluent actuellement les conséquences à court et à long terme de l’intervention américaine au Venezuela, le pays qui possède les plus grandes réserves de pétrole au monde. Lors d’une opération nocturne menée samedi, les États-Unis ont ciblé plusieurs endroits au Venezuela, arrêté le président vénézuélien Nicolás Maduro, puis l’ont transféré aux États-Unis. Il sera jugé devant un tribunal de New York pour trafic de drogue.
Capacité de production limitée
Bien que le Venezuela possède de vastes réserves de pétrole, son infrastructure actuelle est gravement dégradée, ce qui limite sa capacité à extraire et à produire du pétrole de manière efficace. Par conséquent, la nation contribue à moins d’un pour cent de la production quotidienne mondiale de pétrole et fait face à des acheteurs limités en raison de la pression politique exercée par les États-Unis.
Le président américain Donald Trump vise à relancer la production de pétrole au Venezuela par le biais de partenariats avec de grandes compagnies pétrolières américaines.
Décision de l’OPEP+
Cette stratégie pourrait potentiellement conduire à une nouvelle augmentation de l’offre mondiale de pétrole à moyen terme. Les experts prévoient une augmentation globale de l’offre de pétrole tout au long de l’année. L’alliance OPEP+, dirigée par la Russie et l’Arabie saoudite, a progressivement augmenté sa production au cours de l’année écoulée, contribuant ainsi à la pression à la baisse sur les prix du pétrole. En conséquence, le groupe a décidé de maintenir les niveaux de production actuels au cours du premier trimestre.
Les représentants de l’OPEP+ ont confirmé cette décision dimanche, mais la situation au Venezuela, qui est également membre de l’OPEP, n’a pas été abordée.
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