Les prix du pétrole augmentent malgré la possibilité d’une libération des réserves stratégiques


Principaux renseignements

  • Les prix mondiaux du pétrole ont augmenté malgré la possibilité d’un déblocage record des réserves stratégiques de l’AIE.
  • La décision concernant la libération effective des réserves stratégiques de l’AIE sera prise mercredi.
  • Un conflit prolongé entre les États-Unis et l’Iran pourrait entraîner une hausse significative des prix du pétrole, qui pourraient dépasser les 120 dollars le baril.

Les prix mondiaux du pétrole ont connu une hausse mercredi matin. Les contrats à terme sur le Brent augmentant de 2,04 pour cent pour atteindre 89,59 dollars (77,3 euros) le baril à 14h40 à Bruxelles. Le pétrole brut américain a augmenté de 1,80 pour cent pour atteindre 84,93 dollars le baril. Cette hausse s’est produite malgré l’annonce d’une éventuelle libération de pétrole provenant des réserves stratégiques de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Agence internationale de l’énergie

Mardi, les ministres de l’Énergie du G7 se sont réunis à Paris pour discuter de la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Ils ont examiné ses conséquences sur les marchés mondiaux du pétrole et du gaz. Le conflit a perturbé la production énergétique au Moyen-Orient et entraîné un blocus dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale. Le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, a souligné la détérioration des conditions sur les marchés pétroliers et a cité les problèmes de transport et les réductions importantes de la production comme des facteurs importants contribuant aux risques du marché.

L’AIE aurait proposé de libérer la plus grande quantité jamais tirée de ses réserves stratégiques. C’est ce qu’a rapporté mardi soir le Wall Street Journal. Il s’agirait d’une quantité supérieure aux 182 millions de barils libérés en 2022 après l’invasion russe en Ukraine. Les États membres décideront mercredi s’ils procèdent à cette libération d’urgence.

Durée du conflit

Les analystes du marché s’inquiètent de la durée du conflit entre les États-Unis et l’Iran. « Nous pensons sincèrement que la durée de la guerre reste le facteur crucial. La libération de ces réserves par l’AIE ne nous accorde que quelques jours de répit, mais en réalité, tout dépend de l’ouverture du détroit d’Ormuz ». C’est ce qu’a déclaré mercredi à CNBC Sasha Foss, analyste du marché de l’énergie chez Marex. « Ce conflit doit être résolu d’ici la fin de la semaine. Sinon, les prix du pétrole dépasseront à nouveau les 100 dollars », ajoute-t-elle.

Paul Gooden, responsable des ressources naturelles mondiales chez Ninety One, partage cette inquiétude. Même si les tensions s’apaisent, il estime peu probable que les prix du pétrole reviennent aux niveaux plus bas enregistrés en début d’année. Il a averti qu’un conflit prolongé pourrait entraîner une nouvelle hausse des prix du pétrole, pouvant dépasser les 120 dollars le baril, car la demande est freinée par les prix élevés. (ev)(fc)

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