Principaux renseignements
- Les bonus à Wall Street ont atteint un montant record de 49,2 milliards de dollars (46,4 milliards d’euros) en 2025 grâce aux performances solides des fusions, acquisitions et du négoce.
- Malgré une année florissante, des vents contraires potentiels, tels que le ralentissement de la croissance de l’emploi et les conflits géopolitiques, menacent la stabilité financière future.
- L’évolution démographique montre que l’emploi à Wall Street est en baisse à New York, tandis qu’il progresse dans d’autres régions comme le Texas.
Les bonus à Wall Street ont atteint un sommet historique en 2025 avec un versement total dépassant 49,2 milliards de dollars (46,4 milliards d’euros). C’est ce qu’annonce Thomas DiNapoli, le contrôleur de l’État de New York, dans un communiqué de presse. Cette hausse représente une augmentation de six pour cent des primes annuelles moyennes. Ainsi, celles-ci s’élèvent à 246.900 dollars (232.800 euros) par bénéficiaire.
Une année fiscale exceptionnelle
Ce montant record de primes est le plus élevé depuis 1987. Ce succès s’explique par une année financière solide pour Wall Street grâce aux nombreuses fusions, acquisitions et activités de négoce. De plus, l’assouplissement de la réglementation sous l’administration Trump a contribué à ce résultat.
Pourtant, le contrôleur de New York, Thomas DiNapoli, met en garde contre de futurs revers. Il souligne ainsi le ralentissement de la croissance de l’emploi et les conflits géopolitiques. Selon lui, ces facteurs représentent des risques majeurs pour le secteur financier et l’économie.
Défis imprévus en 2026
Alors que Wall Street entamait l’année 2026 sur une note positive après une année marquée par une augmentation des transactions et des revenus de négociation records, des défis imprévus sont apparus. La guerre en Iran et l’escalade des tensions géopolitiques ont perturbé les marchés américains, entraînant de l’inflation et rendant les perspectives économiques plus complexes.
Ces primes substantielles génèrent d’importantes recettes fiscales pour l’État de New York. DiNapoli estime que les versements de 2025 apportent 199 millions de dollars (188 millions d’euros) de recettes supplémentaires à l’État et 91 millions de dollars (86 millions d’euros) à la ville par rapport à 2024. Pourtant, les projections budgétaires de la gouverneure Kathy Hochul pourraient s’avérer trop optimistes. Celles-ci tablent sur une augmentation de 26 pour cent des recettes fiscales liées aux primes de la finance et de l’assurance.
Les propositions d’augmentation d’impôts suscitent la controverse
Le maire Zohran Mamdani, qui a pris ses fonctions en janvier 2026 avec pour priorité de réduire le coût de la vie des habitants issus de la classe ouvrière, a proposé d’augmenter les impôts des entreprises et des plus fortunés. Ces propositions ont suscité la controverse et attiré les critiques de certains dirigeants de Wall Street.
Le rapport de DiNapoli montre que la croissance de l’emploi dans le secteur des valeurs mobilières marque le pas face à d’autres régions du pays. L’emploi à Wall Street a reculé à 198 200 travailleurs en 2025. Ce chiffre marque une baisse par rapport au pic de trente ans atteint en 2024, qui s’élevait à 201 500. Pourtant, la ville de New York conserve la plus forte concentration d’emplois dans ce secteur à l’échelle nationale. Elle représente dix-huit pour cent du total en 2024. (fc)
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