Principaux renseignements
- L’enrôlement en direct, un système permettant aux municipalités de prendre des photos d’identité, menace le gagne-pain de nombreux photographes belges.
- Les photographes proposent « e-photo », une solution alternative développée avec l’industrie photographique qui offre une photographie rentable et résistante à la fraude tout en préservant les revenus des photographes.
- Plusieurs municipalités soutiennent les préoccupations du secteur photographique et refusent de mettre en œuvre l’inscription en direct en raison de la concurrence déloyale qu’elle exerce sur les entreprises privées.
Le secteur photographique belge est confronté à une crise en raison de l’impulsion donnée par le gouvernement fédéral à l' »enrôlement en direct », un système qui permet aux communes de prendre des photos d’identité pour les documents d’identité. Cette initiative, destinée à lutter contre la fraude à l’identité, a déjà entraîné la fermeture de nombreux studios de photographie et menace le gagne-pain de beaucoup d’autres.
Photographes plaident pour solution alternative
Les photographes soutiennent que « e-photo », un système alternatif développé par ME Group en collaboration avec l’industrie photographique, est une solution supérieure. E-photo offre un moyen rentable et efficace de réaliser des photographies sans fraude, adaptées aux besoins des Belges, tout en préservant l’activité économique des photographes et des cabines photographiques.
Le secteur souligne l’impact négatif de l’inscription en direct, citant la fermeture de nombreux studios à travers la Belgique. Ils soulignent qu’une grande partie des magasins de photo et des cabines de photo dépendent fortement des revenus générés par les photos d’identité.
Soutien municipalités au secteur photographique
Plusieurs municipalités ont exprimé leur soutien aux préoccupations du secteur photographique et refusent de mettre en œuvre l’inscription en direct. Elles affirment que cela crée une concurrence déloyale avec le secteur privé et compromet les moyens de subsistance des entreprises locales.
Le secteur de la photographie demande à présent aux autorités fédérales et locales de reconsidérer leur position sur l’inscription en direct. Il demande l’arrêt de sa mise en œuvre et préconise une transition vers l’e-photo, un système déjà mis en œuvre avec succès dans d’autres pays européens. Ils estiment que cette collaboration serait bénéfique à la fois pour les citoyens et pour l’industrie photographique.
Les discussions entre le secteur photographique et le gouvernement fédéral doivent débuter le 10 septembre. (uv)
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