Principaux renseignements
- Les Philippines ont déclaré un état d’urgence énergétique afin de protéger leur sécurité énergétique face aux perturbations des chaînes d’approvisionnement.
- Cette déclaration permet au gouvernement d’assurer un approvisionnement stable en biens essentiels comme le carburant, la nourriture et les médicaments.
- En raison de leur dépendance au carburant importé, les Philippines font face à des coûts et des pénuries élevés, ce qui favorise une production d’électricité à base de charbon.
Le conflit en cours au Moyen-Orient a poussé les Philippines à déclarer l’état d’urgence énergétique national. Le président Ferdinand Marcos Jr. a signé un décret visant à préserver la sécurité énergétique du pays face aux graves perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales. Le conflit, qui a de fait fermé le détroit d’Ormuz – une voie maritime cruciale –, a provoqué une onde de choc sur les marchés énergétiques mondiaux, entraînant une flambée des prix et des pénuries.
La dépendance des Philippines vis-à-vis des importations de carburant
Les Philippines dépendent fortement des importations de carburant et sont donc très vulnérables aux perturbations de la production et des expéditions. Le décret du président Marcos souligne le « danger imminent » que représente le conflit pour la disponibilité et la stabilité de l’approvisionnement énergétique du pays. Cette déclaration habilite le gouvernement à mettre en œuvre des mesures coordonnées pour faire face à d’éventuelles perturbations économiques.
Un comité a été mis en place pour assurer la fluidité des flux, l’approvisionnement, la distribution et l’accessibilité des biens essentiels tels que le carburant, la nourriture et les médicaments. Cet état d’urgence restera en vigueur pendant un an, à moins qu’il ne soit prolongé ou levé par le président.
Répondre aux préoccupations du public
Cette déclaration fait suite aux appels lancés par des sénateurs qui ont exhorté le président Marcos à reconnaître les graves difficultés auxquelles sont confrontées les familles philippines en raison de la flambée des prix du pétrole. Les coûts du carburant ont plus que doublé depuis le début du conflit en février.
Les Philippines important la quasi-totalité de leur pétrole brut de la région du Golfe, le conflit a eu des répercussions généralisées dans tout le pays, affectant les transports et même le prix du riz. Le gouvernement a mis en place diverses mesures pour atténuer cet impact, notamment des subventions pour les chauffeurs de transport, une réduction des services de ferry et une semaine de travail de quatre jours pour les fonctionnaires afin d’économiser le carburant.
Évolution des sources d’énergie
La ministre de l’Énergie, Sharon Garin, a révélé que le pays disposait encore d’environ 45 jours d’approvisionnement en carburant. En réponse à la hausse des coûts du gaz naturel liquéfié (GNL), les Philippines prévoient d’augmenter temporairement leur recours aux centrales à charbon pour répondre à leurs besoins énergétiques.
L’Asie est particulièrement vulnérable au blocus du détroit d’Ormuz, car près de 90 pour cent du pétrole et du gaz transitant par cette voie navigable l’année dernière étaient destinés à cette région.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

