Principaux renseignements
- Le gouvernement belge a décidé d’autoriser les personnes à supprimer la mention de leur sexe sur les cartes d’identité, mais pas d’introduire une option « X » pour les personnes non binaires.
- Des organisations comme Çavaria considèrent ce compromis comme insuffisant et affirment qu’il n’aborde pas la question centrale de l’inclusion.
- Les critiques préviennent qu’une action en justice pourrait être engagée si la proposition n’est pas révisée pour inclure des options plus inclusives.
La Belgique a pris une décision concernant les options de genre sur ses nouvelles cartes d’identité. Il n’y aura pas d’option « X » pour les personnes qui ne s’identifient ni comme homme ni comme femme, mais les gens auront le choix de supprimer complètement leur désignation de genre.
- Ce compromis, obtenu par le gouvernement fédéral, est jugé insuffisant par des organisations telles que Çavaria, qui défend les droits des transgenres. Selon elles, si la suppression de l’option « M/V » offre une certaine souplesse, elle ne répond pas à la question centrale de l’inclusion.
Débat sur la fonctionnalité
L’accord initial au sein du gouvernement Vivaldi à la fin de 2021 visait à supprimer complètement le genre des cartes d’identité, reflétant les pratiques de l’Allemagne et des Pays-Bas. Cependant, ce plan a été abandonné en raison de l’opposition du parti MR, qui a insisté sur le maintien du système « M/V » à des fins d’identification. Le ministre du MR, Bernard Quintin, défend la décision, déclarant que le sexe reste un identifiant crucial pour les citoyens. Bien que les individus puissent demander la suppression de la désignation de leur sexe sur leur carte d’identité, aucune option supplémentaire ne sera introduite.
- Çavaria conteste depuis des années les limites du système belge d’identification du genre. L’organisation a saisi avec succès la Cour constitutionnelle en 2019, arguant que les personnes non binaires devraient avoir le droit d’être reconnues comme telles.
Impact sur les jeunes
Wel Jong, une organisation de jeunesse flamande qui soutient les personnes LGBTQ+, se fait l’écho des préoccupations de Çavaria. L’absence d’une troisième option va au-delà des cartes d’identité et a un impact sur les jeunes dans les écoles, qui sont souvent obligés de choisir entre les désignations « homme » ou « femme » en raison de contraintes juridiques. Ils pensent qu’une troisième option légale permettrait aux étudiants non binaires de se prendre en charge et de remettre en question les pratiques discriminatoires existantes au sein des établissements d’enseignement.
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