Principaux renseignements
- Yvan Verougstraete souhaite former une coalition de centre-gauche à Bruxelles d’ici début 2026.
- La « coalition Guinness » proposée n’a pas de majorité parlementaire du côté néerlandophone et se heurte à l’opposition de l’Open Vld.
- L’exclusion du principal parti électoral, le MR, a suscité des critiques, mais beaucoup considèrent les efforts de Verougstraete comme la dernière chance pour un gouvernement bruxellois.
Bruxelles poursuit sa lutte pour former un gouvernement régional après 19 mois de négociations. Yvan Verougstraete, chef de file des Engagés et négociateur actuel, a envoyé un projet de plan politique et de budget aux partis participants la veille de Noël. Son objectif est d’établir une coalition de centre-gauche – connue sous le nom de « coalition Guinness » – composée de PS, Ecolo, DéFI, Groen, Vooruit en cd&v.
Suite aux réactions des parties, des négociations intensives sont prévues pour la fin de la semaine. Verougstraete souhaite sortir de l’impasse politique d’ici le début de l’année 2026, ce qui permettrait à Bruxelles de disposer d’un budget pour 2026 et d’une vision claire de son avenir. Il exhorte tous les participants à donner la priorité au bien commun plutôt qu’aux intérêts partisans.
Pas de majorité
Les sept partis impliqués ne détiennent actuellement pas de majorité parlementaire, ne contrôlant que 44 des 89 sièges du Parlement bruxellois. Si les partis francophones disposent d’une courte majorité de leur côté grâce à une défection du Soulaimane El Mokadem de PTB/PVDA au profit du PS, il manque encore deux sièges au camp néerlandophone pour obtenir la majorité. Verougstraete espère obtenir le soutien de l’Open Vld, mais se heurte à une certaine résistance, car le président Frédéric De Gucht n’est pas convaincu par la politique et le budget présentés dans les médias.
MR, qui est sorti vainqueur des élections, est notablement absent de la coalition. Bien qu’il dirige les négociations depuis juin 2024, il n’a pas réussi à conclure un accord de gouvernement. La décision de Verougstraete d’exclure le MR a suscité des critiques de la part de son chef, Georges-Louis Bouchez, qui considère qu’il s’agit d’une « coalition anti-Bouchez ».
Dernière chance pour Bruxelles?
Beaucoup pensent que la tentative de Verougstraete est la dernière chance pour Bruxelles après 19 mois de négociations infructueuses. La tâche reste difficile, mais Verougstraete souligne auprès de Belga qu’il souhaite trouver des solutions qui profitent aux Bruxellois, qui méritent mieux que l’impasse politique actuelle.
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