Les frais d’inscription dans les universités privées atteignent des sommets historiques à Tokyo


Principaux renseignements

  • Les frais d’inscription dans une université privée à Tokyo ont atteint un niveau record, dépassant les 2 millions de yens (10 800 euros) pour les étudiants ne vivant pas chez leurs parents.
  • Les difficultés financières obligent de nombreux étudiants à jongler entre des emplois à temps partiel et leurs études, ce qui soulève des inquiétudes quant à leur charge de travail et leurs résultats scolaires.
  • Plus de 90 pour cent des parents interrogés qualifient le poids des frais d’inscription de « lourd » ou « très lourd », soulignant les défis financiers considérables auxquels sont confrontées les familles.

Les frais d’inscription dans les universités privées atteignent des sommets historiques à Tokyodans une université privée de la région métropolitaine de Tokyo a atteint des niveaux records en 2025, imposant une pression financière considérable aux étudiants et à leurs familles. Une récente enquête menée par la Fédération des syndicats du personnel enseignant et administratif des universités privées de Tokyo a révélé que les dépenses moyennes, des examens d’entrée au premier mois d’inscription, dépassaient 2 millions de yens pour les étudiants vivant loin de chez eux. Les étudiants qui font la navette paient 1,65 million de yens.

Pression financière sur les étudiants

Pour les étudiants vivant de manière indépendante, le coût total de la première année a dépassé 3,2 millions de yens, soit plus de 30 pour cent du revenu moyen des ménages parmi les familles interrogées. L’aide financière mensuelle des parents s’élevait en moyenne à 91 600 yens, mais le loyer absorbait une part substantielle de cette somme, ne laissant aux étudiants qu’une moyenne de 19 800 yens par mois pour toutes leurs autres dépenses courantes.

Cette pression financière a contraint de nombreux étudiants à occuper des emplois à temps partiel en plus de l’aide parentale. Le professeur Harumichi Yamada, président de la fédération et professeur à l’université Tokyo Keizai, s’est dit préoccupé par cette tendance. Il a expliqué qu’il est regrettable que les étudiants soient désormais amenés à travailler de longues heures tout en poursuivant leurs études.

Des sacrifices et des emprunts

Les parents interrogés évoquent des choix financiers difficiles et une anxiété croissante : certains limitent les candidatures universitaires pour réduire les coûts, d’autres renoncent à l’établissement préféré de leur enfant en raison des frais. Plus de 90 pour cent qualifient ce fardeau de « lourd » ou « très lourd ».

Pour financer les études, les ménages contractent en moyenne 2 millions de yens de prêt, tandis que la demande de bourses augmente. Pourtant, l’accès reste limité par des critères stricts ou des craintes liées au remboursement.

Appels à l’action du gouvernement

L’enquête a révélé un soutien massif en faveur d’une intervention politique. La quasi-totalité des personnes interrogées réclamant une augmentation des aides aux frais de scolarité pour les étudiants des universités privées. Cela souligne le besoin urgent d’une action gouvernementale pour faire face à la crise croissante de l’accessibilité financière de l’enseignement supérieur. (fc)

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