Principaux renseignements
- Les soldats russes trouvent le système satellitaire Yamal moins efficace que Starlink pour la connectivité sur le champ de bataille.
- L’alternative locale souffre de problèmes de performance, notamment une configuration complexe, des coûts élevés et des connexions peu fiables.
- Malgré la volonté de la Russie d’atteindre l’indépendance technologique, les limites du système Yamal mettent en évidence les défis liés au remplacement de solutions commerciales éprouvées dans une zone de guerre.
Les soldats russes ont exprimé leur mécontentement à l’égard d’un système de communication par satellite national destiné à remplacer Starlink.
Alors que les responsables russes et les dirigeants industriels ont vanté ces projets locaux comme des alternatives viables pour la connectivité sur le champ de bataille après la limitation de l’accès à Starlink, les troupes sur le terrain signalent des problèmes de performance importants par rapport à leur homologue américain.
Divers problèmes
Les soldats ont reçu l’ordre de passer à des terminaux satellitaires utilisant les satellites Yamal-601 et Yamal-602.
Ils ont rencontré divers problèmes lors de la configuration, de la fiabilité, du coût et des performances des données. Un soldat a souligné la complexité de la configuration du système de faisceaux nécessitant un accès à Internet, ironiquement souvent fourni par Starlink lui-même.
Problèmes de connectivité
Les conditions sur le terrain ont exacerbé les problèmes de connectivité, les connexions instables dues au vent, à la neige ou à la pluie perturbant le signal. Les troupes se sont également plaintes du coût élevé des forfaits de données et du matériel lui-même. Un utilisateur a estimé qu’un forfait de 50 Go coûtait 6 000 roubles (65 euros), ce qui était insuffisant pour les besoins de plusieurs utilisateurs dépendant d’une seule antenne parabolique.
La taille et la visibilité de l’équipement ont suscité des inquiétudes. Les soldats l’ont décrit comme encombrant et facilement détectable, susceptible d’attirer les tirs ennemis. La vitesse de connexion promise de 100 Mbps a également été contestée, les soldats signalant des vitesses à peine suffisantes pour envoyer des messages.
Coûts élevés et lenteur
Ces critiques mettent en évidence les défis auxquels sont confrontés les pays qui remplacent les systèmes de communication par satellite disponibles dans le commerce par des options produites localement pendant les combats. Les unités dépendent fortement de connexions de données stables pour la coordination, les opérations de drones et les communications sur le champ de bataille.
Ces plaintes surviennent alors que les autorités russes mettent l’accent sur l’indépendance technologique des infrastructures de communication dans un contexte de restrictions imposées aux systèmes étrangers. Cependant, la réalité pratique du déploiement de ces alternatives nationales dans un environnement de front dynamique révèle des limites importantes par rapport aux solutions commerciales plus flexibles et plus fiables.
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