Les forages pétroliers en mer du Nord menacent les objectifs climatiques, avertissent les experts


Principaux renseignements

  • L’ouverture de nouveaux puits de pétrole et de gaz en mer du Nord entrave directement la lutte mondiale contre le réchauffement climatique.
  • Ces projets n’offrent quasiment aucun allègement des prix du gaz ou de la dépendance aux importations, contrairement aux affirmations politiques.
  • Le Royaume-Uni sacrifie sa crédibilité de leader climatique en s’accrochant aux énergies fossiles.

Des experts avertissent que l’exploitation de nouveaux gisements de pétrole et de gaz en mer du Nord entraîne des conséquences mondiales majeures. Cette démarche menace les accords climatiques internationaux. Par conséquent, le Royaume-Uni cède son rôle de pionnier dans la transition écologique.

Impact limité sur les prix du gaz

Bien que le gouvernement britannique subisse la pression de divers groupes pour valider ces nouveaux projets, des études démontrent que leur influence sur les prix du gaz ou les importations resterait minime. Les sites de Rosebank et Jackdaw, deux des plus grandes réserves de la mer du Nord, ne remplaceraient qu’une part insignifiante des achats de gaz du Royaume-Uni à l’étranger.

Inquiétude internationale face à la hausse des émissions

Des personnalités internationales du climat alertent sur les dangers de ces forages pour les efforts mondiaux visant à freiner les émissions de gaz à effet de serre et à réaliser la transition énergétique. C’est pourquoi elles estiment que le Royaume-Uni, en tant que pionnier de l’action climatique, doit tenir ses promesses. Ainsi, le pays montrera l’exemple aux autres nations.

L’ouverture de nouveaux gisements enverrait un signal contradictoire aux nations émergentes qui hésitent déjà entre l’investissement dans les énergies fossiles et le choix d’alternatives plus propres. En effet, des experts avertissent que cette décision pourrait inciter d’autres pays à suivre cet exemple. Par conséquent, une telle démarche entraînerait une hausse massive des émissions de CO2, dépassant les seuils nécessaires pour prévenir un dérèglement climatique catastrophique.

Une crédibilité mise à mal

Les pays en développement reçoivent de plus en plus d’invitations à adopter directement les énergies renouvelables. Toutefois, le maintien des investissements fossiles par des nations prospères comme le Royaume-Uni affaiblit ce discours. En conséquence, cette persévérance dégrade leur crédibilité en tant que leaders de la transition climatique mondiale.

Le choix de valider ces gisements possède donc un poids considérable. Cette orientation influence en effet les pourparlers internationaux ainsi que le prestige britannique à l’échelle planétaire. (fc)

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