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Les Etats-Unis sanctionnent six responsables chinois pour la répression à Hong Kong

Les Etats-Unis sanctionnent six responsables chinois pour la répression à Hong Kong
Image de Alexa par Pixabay

Principaux renseignements

  • Les États-Unis ont sanctionné six responsables chinois et hongkongais pour leur rôle dans la répression à Hong Kong.
  • Le département d’État américain affirme que ces fonctionnaires ont utilisé la loi sur la sécurité nationale de Hong Kong pour intimider et réduire au silence les militants pro-démocratie qui ont fui à l’étranger.
  • Les sanctions devraient accroître les tensions entre Washington et Pékin, déjà en désaccord sur les politiques commerciales et les questions relatives à Taïwan.

Les six personnes incriminées sont le ministre de la justice Paul Lam, le directeur du bureau de la sécurité Dong Jingwei, le commissaire de police Raymond Siu, Sonny Au (secrétaire général du comité de protection de la sécurité nationale de la ville) et les commissaires de police adjoints Dick Wong et Margaret Chiu. Plus précisément, le département d’État américain affirme que ces fonctionnaires ont utilisé la loi sur la sécurité nationale de Hong Kong pour intimider et réduire au silence les militants pro-démocratiques qui ont fui à l’étranger.

Acte d’accusation des États-Unis

Les États-Unis ont pris des mesures à l’encontre de six fonctionnaires chinois et hongkongais, les accusant de participer à la « répression transnationale » et à des actions visant à éroder davantage l’autonomie de Hong Kong. Cette mesure devrait accroître les tensions entre Washington et Pékin, qui sont déjà en désaccord sur la politique commerciale et sur des questions telles que Taïwan.

  • Depuis que Pékin a mis en œuvre une loi sur la sécurité nationale en 2020 pour réprimer les manifestations, les autorités de Hong Kong ont poursuivi de nombreux militants de premier plan. Cette répression a suscité des critiques internationales, car la ville s’était vu promettre la préservation de ses libertés civiles de type occidental et de sa semi-autonomie pendant au moins 50 ans après son retour sous l’autorité chinoise en 1997.

La Chine reste ferme

En réponse, les gouvernements de Hong Kong et de Pékin soutiennent que la loi sur la sécurité nationale est essentielle à la stabilité. Toutefois, au cours des deux dernières années, les autorités de Hong Kong ont émis des mandats d’arrêt à l’encontre de 19 militants résidant à l’étranger, offrant des primes substantielles pour toute information permettant de les appréhender. Ces actions, qui comprennent l’annulation de passeports, ont été condamnées par des gouvernements étrangers qui les considèrent comme des violations des droits de l’homme.

Réactions et condamnations internationales

La Chine a condamné les sanctions américaines, accusant Washington de s’ingérer dans les affaires de Hong Kong et de tenter d’entraver le développement de la Chine. Le ministère chinois des affaires étrangères a promis de mettre en œuvre des contre-mesures contre ce qu’il considère comme des actes « méprisables ». De même, le gouvernement de Hong Kong a dénoncé les sanctions comme une démonstration de l’hégémonie et de l’hypocrisie des États-Unis, affirmant que ses actions sont des réponses légales aux menaces posées par des individus considérés comme des « éléments anti-chinois ».

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