Principaux renseignements
- Les États-Unis déploient d’importants moyens militaires, notamment un porte-avions et des avions de combat, au Moyen-Orient.
- Le renforcement vise à fournir au président Donald Trump des options pour une éventuelle action militaire contre l’Iran.
- Les tensions s’intensifient alors que les États-Unis renforcent leurs défenses régionales et que l’Iran menace de riposter contre les pays qui accueillent des bases américaines.
Les tensions s’intensifient entre les États-Unis et l’Iran, ce qui a conduit les États-Unis à renforcer considérablement leur présence militaire au Moyen-Orient. Cette décision stratégique vise à fournir au président Donald Trump une série d’options musclées s’il décidait d’agir contre l’Iran, rapporte Wall Street Journal.
Préparation au combat
Selon des informations récentes, le groupe aéronaval USS Abraham Lincoln, composé de destroyers, d’avions F-35 et d’autres avions de combat, serait en route vers le golfe Persique. Le mouvement du porte-avions, suivi par des sites web maritimes, suggère une trajectoire vers l’ouest après avoir traversé le détroit de Malacca. Il est à noter que son transpondeur AIS a été désactivé, ce qui rend difficile le suivi précis de sa position.
De plus, l’USS George H.W. Bush a quitté Norfolk, en Virginie, et se dirigeait peut-être également vers la région. Ce déploiement n’est toutefois pas confirmé. Dans le même temps, le trafic aérien vers la région augmente. Des avions de combat F-15 sont arrivés en Jordanie au cours du week-end, renforçant ainsi la préparation au combat et la sécurité régionale. Les données de suivi des vols et les déclarations officielles du Commandement central américain confirment ce mouvement.
Avions ravitailleurs
Des rapports font également état du déplacement d’avions militaires européens, notamment des avions de combat britanniques Typhoon, vers la région. Des avions ravitailleurs de l’US Air Force ont été observés volant vers l’est au-dessus de l’Atlantique, probablement en route vers le Moyen-Orient. Ce mouvement pourrait être lié au voyage du président Trump à Davos, mais son lien avec le renforcement militaire plus général ne peut être exclu.
Le déploiement massif d’avions ravitailleurs lors de l’opération « Midnight Hammer » en juin dernier illustre leur rôle crucial dans les frappes de bombardiers à longue portée. De tels déploiements sont probablement à nouveau envisagés alors que les États-Unis se préparent à d’éventuelles situations d’urgence.
Systèmes de défense aérienne américains
Alors qu’Israël s’inquiète de ses capacités de défense contre une éventuelle attaque iranienne, les États-Unis envisageraient de déployer des systèmes de défense aérienne supplémentaires, notamment des batteries Patriot et THAAD, afin de renforcer la sécurité régionale. Ces déploiements, associés à la présence de deux destroyers dotés de capacités de frappe de précision et de défense aérienne dans le golfe Persique, suggèrent que les États-Unis se préparent à divers scénarios.
Représailles iraniennes
Les États-Unis disposent d’un vaste réseau de bases militaires à travers le Moyen-Orient, stratégiquement positionnées pour projeter leur puissance et répondre aux menaces. La base aérienne d’Al Udeid au Qatar, qui abrite le Commandement central américain, et la base aérienne d’Al Dhafra aux Émirats arabes unis, qui abrite des avions de combat avancés, sont des hubs clés de ce réseau.
Cependant, ces bases pourraient devenir des cibles si l’Iran ripostait à une frappe américaine. Un responsable iranien aurait averti les pays de la région que le fait d’accueillir des bases américaines les rendrait vulnérables aux attaques. (fc)
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