Principaux renseignements
- Les États-Unis renforcent considérablement leur présence militaire au Moyen-Orient afin de faire pression sur l’Iran pour qu’il fasse des concessions sur le nucléaire et de se préparer à une éventuelle action militaire.
- La position intransigeante du président Trump sur l’enrichissement iranien soulève des questions quant à la faisabilité d’une solution diplomatique.
- Alors que certains plaident en faveur de frappes militaires immédiates, d’autres préconisent de laisser plus de temps à la diplomatie pour aboutir.
Les États-Unis renforcent leur présence militaire au Moyen-Orient avant les négociations cruciales avec l’Iran à Genève. C’est ce que rapportent plusieurs sources à la chaîne américaine CNN. Ce renforcement vise à la fois à faire pression sur Téhéran pour qu’il négocie son programme nucléaire et à offrir des options d’action militaire si la diplomatie échoue.
Mouvements militaires américains
Les moyens de l’armée de l’air américaine sont repositionnés plus près de la région, notamment les avions ravitailleurs et les avions de chasse. Des systèmes de défense aérienne sont également déployés, et plusieurs unités militaires américaines dont la rotation était prévue ont vu leur déploiement prolongé. Des avions-cargos ont transporté du matériel vers la Jordanie, Bahreïn et l’Arabie saoudite ces dernières semaines.
Ce renforcement fait suite aux menaces répétées du président Trump de mener une action militaire contre l’Iran. Il a déclaré préférer un changement de régime en Iran, une position qui ajoute à la tension avant les prochaines négociations.
Conséquences potentielles d’un changement de régime
Cependant, l’administration semble manquer d’un plan clair pour l’après-renversement du régime iranien. Les conséquences potentielles d’une telle action sont incertaines et pourraient s’avérer encore plus problématiques pour les États-Unis et leurs alliés.
Les responsables des services de renseignement estiment que le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) comblerait probablement le vide laissé par la chute du gouvernement actuel. Cependant, la dynamique exacte au sein du CGRI reste incertaine après l’assassinat du général Qasem Soleimani.
Occasions manquées
Certaines sources affirment qu’il y avait une fenêtre d’opportunité pour une action militaire il y a quelques semaines, lorsque les manifestations iraniennes étaient à leur apogée. Elles se demandent si Trump n’a pas « manqué le moment » et si des frappes seraient aussi efficaces aujourd’hui.
L’armée américaine dispose désormais de capacités de frappe étendues dans la région, notamment deux groupes aéronavals, des escadrons d’avions de chasse et des destroyers lance-missiles guidés capables de lancer des missiles de croisière Tomahawk.
Les cibles potentielles d’une frappe américaine pourraient inclure le quartier général du CGRI, d’autres installations militaires et même des sites nucléaires iraniens. Des discussions sont également en cours concernant des opérations conjointes avec Israël.
Positions de négociation
Alors que le président Trump a déclaré que les États-Unis ne voulaient « aucun enrichissement » de la part de l’Iran, laissant entendre qu’il n’accepterait aucun accord autorisant l’enrichissement d’uranium, certaines sources reconnaissent que les positions intransigeantes peuvent évoluer au cours des négociations.
L’Iran pourrait également tenter d’écarter une attaque américaine par le biais d’incitations économiques. Les discussions passées ont notamment porté sur d’éventuels accords commerciaux accordant aux États-Unis l’accès aux ressources pétrolières, gazières et de terres rares de l’Iran.
Le chef de l’agence de surveillance nucléaire de l’ONU a rencontré le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi à Genève pour des « discussions techniques approfondies » avant les négociations cruciales.
Défis et préoccupations
Si Rubio a affirmé que Trump préférait une solution diplomatique, il a également souligné la difficulté de parvenir à un accord en raison du régime religieux et du processus décisionnel théologique de l’Iran.
Les alliés régionaux sont profondément préoccupés par les effets déstabilisateurs potentiels d’une action militaire américaine et ont demandé que l’on accorde plus de temps à la diplomatie. Israël, en revanche, semble préconiser une frappe.
L’Iran a mené des exercices militaires près de ses îles disputées avec les Émirats arabes unis à l’approche des pourparlers de Genève, ce qui a encore exacerbé les tensions dans la région.
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