Les États-Unis et Israël lancent des frappes aériennes à grande échelle contre l’Iran


Principaux renseignements

  • Les États-Unis et Israël ont mené des frappes aériennes coordonnées contre l’Iran, visant le programme nucléaire, les capacités balistiques et les infrastructures du Corps des gardiens de la révolution islamique.
  • Le président Trump avait déjà menacé de recourir à l’action militaire si l’Iran ne se conformait pas à certaines exigences spécifiques concernant son programme nucléaire.
  • Les attaques menées en juin ont affaibli le programme nucléaire iranien, mais ne l’ont pas détruit. C’est pourquoi les États-Unis et Israël ont lancé une campagne militaire plus large afin d’éliminer définitivement les menaces présumées du régime iranien.

Les tensions au Moyen-Orient se sont considérablement intensifiées après des semaines de menaces du président Donald Trump d’une éventuelle action militaire contre l’Iran. Il a laissé entrevoir cette action si l’Iran ne se pliait pas à certaines exigences spécifiques. La principale exigence était la limitation du programme nucléaire iranien.

Efforts diplomatiques

Dans le même temps, les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans la région. Il s’agissait du plus important déploiement de troupes américaines dans la région depuis des décennies. Les efforts diplomatiques se sont poursuivis entre-temps. Une dernière série de pourparlers a eu lieu en Suisse entre des responsables américains et iraniens. L’accent a été mis sur le programme nucléaire iranien et, bien que certains progrès aient été signalés, notamment l’accord de l’Iran de ne jamais stocker d’uranium enrichi, les principaux points de désaccord sont restés en suspens.

La crise trouve son origine dans la promesse faite par le président Trump début janvier de soutenir les manifestations antigouvernementales en Iran. Les autorités iraniennes ont réprimé sévèrement les manifestations, ce qui, selon les organisations de défense des droits de l’homme, a fait des milliers de victimes. Après les manifestations, Trump a oscillé entre des menaces d’action militaire contre l’Iran et des tentatives d’utiliser les troubles pour trouver une solution diplomatique.

Escalade vers la guerre

La situation s’est encore aggravée après une guerre de 12 jours entre Israël et l’Iran en juin, au cours de laquelle les États-Unis ont mené des frappes aériennes contre trois installations nucléaires iraniennes. Bien qu’il ait été initialement affirmé que ces frappes avaient « détruit » le programme nucléaire iranien, il est apparu par la suite que celui-ci avait certes été endommagé, mais pas complètement détruit.

Tôt samedi matin, une opération militaire coordonnée a été lancée contre l’Iran par les États-Unis et Israël. De multiples explosions ont été signalées à travers l’Iran, y compris dans la capitale, Téhéran. Le président Trump a annoncé le début de ce qu’il a qualifié de « grandes opérations de combat ». Il a déclaré que l’Iran avait relancé son programme nucléaire après les précédentes attaques et qu’une intervention était nécessaire.

Le ministre israélien de la Défense a confirmé la participation de son pays aux attaques, déclarant l’état d’urgence dans tout le pays par mesure de précaution contre d’éventuelles représailles de l’Iran. Les écoles et les lieux de travail ont été fermés, l’espace aérien international a été fermé et des sirènes d’alerte aérienne ont retenti dans tout Israël.

Cibles et conséquences

Des responsables américains ont confirmé à Reuters et Al Jazeera que les frappes avaient été menées depuis les airs et depuis la mer. Des dizaines d’attaques ont été lancées depuis des bases et des porte-avions situés au Moyen-Orient. La campagne devait durer plusieurs jours et être beaucoup plus importante que la précédente attaque menée en juin.

Bien que les cibles précises de l’opération n’aient pas été divulguées, les responsables ont indiqué qu’elles comprenaient des personnalités iraniennes clés et des sites essentiels au programme nucléaire iranien, aux capacités balistiques et aux infrastructures des Gardiens de la révolution. Des informations en provenance de Téhéran ont fait état d’explosions dans la rue de l’Université, dans le quartier de Jomhouri et dans le district de Seyyed Khandan.

D’autres médias iraniens ont fait état d’attaques dans plusieurs provinces du pays, notamment à Ilam, Ispahan et Karaj. De la fumée a été observée près du palais présidentiel et du Conseil national de sécurité, et selon certaines informations, le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, aurait été transféré dans un lieu sûr. Le moment choisi pour l’attaque, le premier jour de la semaine de travail iranienne, a renforcé son impact et perturbé la vie quotidienne de millions d’Iraniens.

Le président Trump a reconnu la possibilité de victimes américaines lors de l’opération. Le sénateur Jack Reed, éminent démocrate spécialisé dans les questions militaires, a fait part de ses inquiétudes. Il a dénoncé l’absence de briefing au Congrès et le manque d’informations sur une éventuelle attaque. Le président Trump a exhorté le peuple iranien à prendre le contrôle de son gouvernement à la suite de l’action militaire, la présentant comme une occasion rare de changement. (uv)

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