Les États-Unis et Israël envisagent de saisir l’uranium enrichi de l’Iran


Principaux renseignements

  • Les États-Unis et Israël envisagent une opération des forces spéciales pour saisir les stocks d’uranium hautement enrichi de l’Iran.
  • Les stocks iraniens de deux cents kilos d’uranium enrichi à soixante pour cent inquiètent la communauté internationale, car ils facilitent le développement rapide d’armes nucléaires.
  • L’emplacement complexe des stocks, probablement dans des tunnels souterrains, pose des défis logistiques importants pour toute action militaire.

L’emplacement et la sécurité des stocks d’uranium hautement enrichi de l’Iran sont devenus des préoccupations internationales majeures, en particulier après la récente guerre impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran. Ces stocks, estimés à environ deux cents kilogrammes et enrichis à soixante pour cent, représentent un risque potentiel pour le développement d’armes nucléaires.

L’incertitude plane sur les stocks d’uranium

À la suite des frappes aériennes sur les installations nucléaires iraniennes en juin 2025, le sort des réserves d’uranium est resté incertain. Puisque l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’a plus accès aux sites depuis ces attaques, vérifier l’emplacement exact des matières est aujourd’hui impossible. Ce flou a ensuite poussé les États-Unis et Israël à explorer des scénarios militaires, notamment une opération spéciale pour saisir les stocks. Entre-temps, le président Donald Trump a publiquement reconnu qu’il envisageait l’envoi de forces spéciales pour sécuriser le matériel.

L’une des questions les plus urgentes concerne ainsi l’endroit précis où se trouve cet uranium proche du seuil militaire. Selon Rafael Grossi, le chef de l’agence internationale de l’énergie atomique, une grande partie de l’uranium enrichi à soixante pour cent était sans doute stockée dans un complexe de tunnels avant l’escalade du conflit actuel. Reuters rapporte par ailleurs qu’un tel degré de pureté place techniquement l’uranium à une courte étape de la production d’armes nucléaires.

La complexité d’une opération spéciale

La difficulté d’une telle mission vient de la nécessité d’envoyer de nombreux soldats au sol. En effet, les stocks se cachent sans doute dans des tunnels souterrains très protégés près de la centrale d’Ispahan.

Les spécialistes pensent que les attaques par les airs ne suffiront pas pour détruire l’uranium enterré aussi profondément. Des soldats d’élite, peut-être avec l’aide des Israéliens, devraient donc entrer dans les tunnels. Une telle action causerait de gros problèmes d’organisation et présenterait de graves dangers.

Inquiétudes internationales et prévisions

Kim Dotcom, cyber-activiste de premier plan, exprime son inquiétude sur X concernant un scénario nucléaire qui pourrait faire de nombreuses victimes. Par le passé, il s’était déjà montré critique envers l’ingérence occidentale dans les foyers de tension géopolitiques et avait mis en garde contre les conséquences d’une escalade militaire de l’OTAN et des États-Unis. Cette nouvelle prise de position rejoint ses critiques précédentes sur la supposée « guerre par procuration » américaine en Ukraine et l’absence de solutions diplomatiques. (fc)

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