Principaux renseignements
- La marine américaine fournit discrètement des conseils aux navires marchands dans le détroit d’Ormuz.
- Le CENTCOM nie la réactivation officielle de son programme d’escorte.
- Les tensions s’intensifient alors que les États-Unis et l’Iran s’échangent des frappes militaires et des manœuvres de blocus.
La marine américaine fournit discrètement des conseils aux navires marchands naviguant dans le détroit d’Ormuz, alors que l’incertitude règne quant aux négociations diplomatiques avec l’Iran. Selon des informations du Wall Street Journal, des responsables militaires ont indiqué qu’un superpétrolier grec transportant 2 millions de barils de pétrole avait été guidé à travers les eaux au large d’Oman. Après avoir été immobilisé dans le golfe depuis début mars, le navire transporte désormais son pétrole vers l’Inde.
Le CENTCOM dément l’existence d’un programme d’escorte officiel
Alors que des informations suggèrent qu’une douzaine de navires, dont des porte-conteneurs et des pétroliers, pourraient bénéficier d’une assistance similaire sous peu, le Commandement central américain (CENTCOM) a démenti la réactivation du « Projet Freedom ».
Dans un communiqué publié le X, le commandement a précisé qu’il ne fournissait actuellement aucune escorte officielle au trafic commercial, soulignant que la précédente initiative de courte durée, lancée en mai, n’avait permis de guider avec succès que deux navires battant pavillon américain.
Violation du cessez-le-feu
Les tensions restent vives, l’Iran ayant accusé les États-Unis d’avoir rompu le cessez-le-feu en ciblant des sites situés à proximité de cette voie navigable stratégique. En réponse, les États-Unis ont affirmé que leurs actions étaient purement défensives, visant à neutraliser des bateaux poseurs de mines et des installations de missiles. Le New York Times a rapporté que ces frappes dans le sud de l’Iran avaient été déclenchées par des renseignements indiquant des menaces imminentes. Plus précisément, des avions américains ont détruit deux vedettes rapides du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) qui tentaient de poser des mines dans le détroit, une région cruciale pour l’approvisionnement énergétique mondial.
Escalades militaires
Parmi les autres escalades, on peut citer le déploiement de drones suicide iraniens près de la flotte navale américaine opérant dans la mer d’Oman et le golfe d’Oman. Ces navires de guerre américains maintiennent actuellement un blocus des ports iraniens, une mission qui a entraîné le déroutement de 108 navires commerciaux depuis la mi-avril. De plus, des analystes américains ont observé des activités suspectes sur des sites de missiles sol-air iraniens, ce qui représentait un risque pour les avions embarqués.
Certains observateurs estiment que le CGRI pourrait tester les limites de l’impasse militaire actuelle pour voir s’il a acquis des avantages tactiques, tandis que le président Donald Trump cherche à conclure un accord pour mettre fin au conflit et rouvrir le détroit. Dans le même temps, le CGRI a affirmé son droit de riposter aux violations du cessez-le-feu par les États-Unis, affirmant avoir abattu un drone MQ-9 et signalant des intrusions d’un avion F-35 et d’un drone RQ-4. Ces allégations concernant le drone abattu ont été rejetées par les responsables du Pentagone.
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