Principaux renseignements
- Les États-Unis interdisent à Cuba de recevoir du pétrole brut russe, alors même que des pétroliers transportant du pétrole et du gaz sont en route.
- Cette décision annule une autorisation temporaire permettant l’achat de pétrole russe bloqué, destinée à stabiliser les marchés énergétiques mondiaux.
- Cuba est confrontée à son plus grand défi depuis l’effondrement de l’Union soviétique en raison d’une grave crise énergétique exacerbée par des coupures d’électricité et une économie déjà en difficulté.
Les États-Unis ont annoncé que Cuba se verrait interdire de recevoir du pétrole brut russe, bien que deux pétroliers transportant du pétrole et du gaz semblent se diriger vers cette nation insulaire. Cette annonce a pris la forme d’une licence générale publiée par le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département du Trésor américain, qui a ajouté Cuba à une liste de pays interdits de se livrer à des transactions impliquant du pétrole brut ou des produits pétroliers russes.
Annulation de l’autorisation temporaire
Cette décision annule une autorisation temporaire accordée la semaine dernière, qui permettait l’achat de pétrole russe bloqué dans le cadre d’un effort visant à stabiliser les marchés énergétiques mondiaux au milieu du conflit en cours avec l’Iran.
Cette mise à jour de la politique coïncide avec des rapports émanant de services de renseignement maritime qui ont repéré deux pétroliers transportant du pétrole et du gaz russes vers Cuba. Cette nation insulaire communiste est confrontée à une grave crise énergétique, exacerbée par des coupures d’électricité et une économie déjà en difficulté en raison de l’embargo pétrolier américain de longue date. Cette situation représente le défi le plus important pour Cuba depuis l’effondrement de l’Union soviétique.
Pratiques de transport trompeuses
La Russie, alliée de longue date de Cuba, a condamné le blocus pétrolier de l’administration Trump et s’est engagée à apporter un soutien continu, y compris une aide financière, pour aider la nation insulaire à surmonter cette crise.
Un pétrolier, le Sea Horse, immatriculé à Hong Kong, transporterait environ 190 000 barils de gazole russe. Selon une analyse de Windward, une société de renseignement maritime, le navire s’est livré à des pratiques de transport trompeuses, notamment en désactivant temporairement son transpondeur de localisation pendant les transferts de pétrole et en n’étant pas couvert par une assurance occidentale, ce qui suggère des tentatives potentielles de contourner les sanctions.
Perturbation des importations de pétrole en provenance du Venezuela
Un autre pétrolier, l’Anatoly Kolodkin, battant pavillon russe, serait également en route vers Cuba avec 730 000 barils de pétrole brut. Cette information provient de Kpler, une société d’analyse maritime. Ces cargaisons constituent un acte de défi face aux menaces américaines d’imposer des droits de douane à tout pays fournissant du pétrole à Cuba.
La dépendance de Cuba vis-à-vis du pétrole vénézuélien a été fortement perturbée début janvier lorsque les États-Unis ont lancé une opération militaire visant à destituer le président vénézuélien Nicolás Maduro. L’administration Trump a qualifié le gouvernement cubain de « menace inhabituelle et extraordinaire » et a laissé entendre qu’elle pourrait recentrer son attention sur Cuba à la suite du conflit avec l’Iran. En réponse, le président cubain Miguel Díaz-Canel a condamné les menaces persistantes des États-Unis et s’est engagé à résister avec une détermination inébranlable aux efforts américains visant à couper l’approvisionnement en carburant. (fc)
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