Les États-Unis avertissent l’Europe de ne pas prendre de mesures de représailles à propos du Groenland


Principaux renseignements

  • Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, exhorte les pays européens à éviter les droits de douane de rétorsion contre les taxes proposées sur les marchandises provenant de ces pays.
  • Bessent nie par ailleurs tout lien entre l’intérêt de Donald Trump pour le Groenland et son désir d’obtenir le prix Nobel de la paix.
  • Trump considère le Groenland comme crucial pour la sécurité du continent américain et refuse d’en déléguer la responsabilité.

Les États-Unis ont appelé les pays européens à ne pas prendre de mesures de rétorsion en réponse aux droits de douane proposés par le président Donald Trump sur les produits en provenance de ces pays. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré qu’une telle mesure serait préjudiciable, la qualifiant de « très imprudente » lors d’un discours au Forum économique mondial de Davos.

Démenti concernant la motivation du prix Nobel

Bessent dément des informations suggérant un lien entre la volonté de Trump d’acquérir le Groenland et son désir d’obtenir le prix Nobel de la paix. Il a déclaré ne rien savoir d’une quelconque correspondance entre le président et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre, mais a rejeté l’idée selon laquelle l’offre sur le Groenland aurait été motivée par le Nobel, la qualifiant de « pure absurdité ».

L’annonce par Trump d’un droit de douane de 10 pour cent sur les marchandises provenant de huit pays européens, applicable à compter du 1er février, a suscité l’indignation dans toute l’Europe. Ces droits de douane sont subordonnés à la renonciation du Danemark à son contrôle sur le Groenland. De nombreux alliés des États-Unis perçoivent cela comme une coercition économique et ont menacé de prendre des contre-mesures. Le vice-chancelier allemand Lars Klingbeil a confirmé que l’Europe préparait des réponses aux droits de douane proposés.

Avertissement contre une escalade

Bessent a réitéré sa mise en garde contre une escalade du conflit et a souligné le caractère préjudiciable des droits de rétorsion. Il a déclaré que Trump considère le Groenland comme un atout stratégique crucial, vital pour les intérêts de sécurité des États-Unis. Selon Bessent, les États-Unis ne céderont pas le contrôle de la sécurité de l’hémisphère occidental et entendent empêcher que cette responsabilité soit « déléguée ».

L’intérêt persistant de Trump pour le Groenland a suscité des inquiétudes quant à un éventuel conflit tarifaire entre les États-Unis et l’Europe. (fc)

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