Principaux renseignements
- Plusieurs pays du Golfe soutiennent la souveraineté du Koweït contre la récente revendication de l’Irak concernant les frontières maritimes.
- Selon le ministère des Affaires étrangères du Koweït, la justification avancée par l’Irak pour mettre à jour ses coordonnées maritimes empiète sur le territoire koweïtien.
- Ce différend trouve son origine dans un désaccord frontalier de longue date.
Plusieurs États du Golfe ont exprimé leur soutien à la souveraineté du Koweït. Ils l’ont fait après que l’Irak ait soumis à l’ONU des coordonnées maritimes actualisées et une nouvelle carte. Le Koweït considère cette action de l’Irak comme une violation de son intégrité territoriale et a convoqué le chargé d’affaires irakien pour protester.
Irak
Selon l’Irak, ses actions seraient légitimes car les mises à jour étaient basées sur la ligne de basse mer la plus basse utilisée pour mesurer ses eaux territoriales. Le ministère des Affaires étrangères du Koweït estime que cette demande porte atteinte aux zones maritimes du Koweït. Selon lui, la soumission touche également des caractéristiques maritimes fixes telles que Fasht al-Qaid et Fasht al-Aij. Selon le Koweït, ces zones relèvent entièrement de son autorité souveraine.
Les pays du Golf
Oman a exhorté l’Irak à tenir compte de ses relations historiques avec le Koweït et à respecter les principes de bon voisinage et le droit international. Le Qatar a exprimé sa « solidarité totale » avec le Koweït. Selon eux, la demande de l’Irak porte atteinte à la souveraineté du Koweït. Il a également appelé au respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982.
L’Arabie saoudite a exprimé sa préoccupation face à l’évolution de la situation et a souligné que les coordonnées fournies par l’Irak comprenaient des parties de la zone partagée entre l’Arabie saoudite et le Koweït. Une région où les ressources naturelles sont partagées sur la base d’accords existants. Le pays a catégoriquement rejeté toutes les revendications d’autres parties sur les droits dans cette zone. Ils soulignent l’importance du respect par l’Irak de la souveraineté du Koweït, des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’engagement d’un dialogue dans le respect du droit international.
Bahreïn et les Émirats arabes unis ont également publié des déclarations dans lesquelles ils réaffirment leur soutien à la souveraineté du Koweït et leur respect des traités internationaux.
Contexte historique
Le différend frontalier entre l’Irak et le Koweït remonte à l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990. Bien que l’ONU ait délimité la frontière terrestre de 216 km en 1993, la question des frontières maritimes restait en suspens. En 2012, un accord sur la frontière maritime a été conclu, puis signé par les deux pays en 2013. Cependant, un arrêt rendu en 2023 par la Cour suprême fédérale irakienne a invalidé la signature parlementaire de cet accord. Elle estime en effet que la signature de traités internationaux nécessite une majorité des deux tiers au parlement.
Le Koweït continue de plaider en faveur de l’achèvement de la délimitation de la frontière maritime avec l’Irak, conformément aux lois et traités internationaux. Une position soutenue par le Conseil de coopération du Golfe. (ev)
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