Principaux renseignements
- Les employeurs européens doivent mettre en œuvre des stratégies globales de transparence salariale avant la date limite de 2026.
- Le niveau de préparation à la transparence salariale varie considérablement d’un pays européen à l’autre, l’Espagne étant en tête et la Suisse à la traîne.
- Les organisations considèrent de plus en plus la transparence salariale comme un outil de changement positif, favorisant la confiance et renforçant la compétitivité.
L’Union européenne se prépare à des changements radicaux en matière de transparence salariale d’ici juin 2026. La nouvelle directive sur la transparence salariale vise à combler l’écart salarial entre les hommes et les femmes, qui est actuellement de 11 pour cent en moyenne.
Retard dans les préparatifs
Malgré l’approche de la date limite, une récente étude du cabinet d’avocats Addleshaw Goddard révèle une réalité sombre : seuls 9 pour cent des employeurs européens ont mis en place une stratégie complète en matière de transparence salariale. Cela suggère que de nombreuses organisations sont en retard dans leurs préparatifs.
Un examen plus approfondi de chaque pays révèle une situation contrastée. Alors que l’Espagne arrive en tête avec un niveau de préparation de 63 pour cent, attribué à la taille plus petite de ses entreprises, la France est à la traîne avec 36 pour cent, peut-être en raison de ses structures organisationnelles plus importantes.
Facteurs de préparation
Les Pays-Bas obtiennent un score élevé en matière de préparation, probablement grâce à une forte concentration d’entreprises multinationales et à une implication importante des responsables des ressources humaines.
La Suisse, en revanche, présente une situation différente. Elle affiche le niveau de préparation le plus faible, avec 39 pour cent, et un pourcentage important de répondants qui n’ont pas encore commencé à planifier la mise en œuvre de la transparence salariale.
Défis liés à la mise en œuvre
Les défis liés à la mise en œuvre de la transparence salariale sont multiples. L’alignement et la formation des dirigeants apparaissent comme le principal obstacle à l’échelle mondiale, suivis par la nécessité de se tenir au courant de l’évolution de la législation et de sensibiliser les employés aux pratiques de rémunération.
Si la conformité légale est le principal moteur de la transparence salariale, un nombre croissant d’organisations reconnaissent son potentiel de changement positif. Elles y voient une opportunité d’affiner les structures salariales, de renforcer la confiance des employés et des candidats, et finalement d’améliorer leur compétitivité globale sur le marché.
Les offres d’emploi deviennent également plus transparentes en termes d’informations salariales. Le Royaume-Uni est en tête en Europe avec 70 pour cent des offres d’emploi divulguant les salaires, suivi par la France avec 51 pour cent. L’Allemagne et l’Italie sont toutefois encore à la traîne, avec moins de 20 pour cent des offres d’emploi incluant des détails sur les salaires. (fc)
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